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jeudi 16 juillet 2026

Drame de Zeralda, Horreur de la colonisation

L’affaire de Zéralda, survenue le 1er août 1942 en Algérie, est l'un des drames les plus sombres et les plus révélateurs de la violence systémique, du racisme et de l'arbitraire de la période coloniale.

​Le contexte : un apartheid de plage

​En 1941, le maire de la commune balnéaire de Zéralda (située à l'ouest d'Alger), Denis Fourcard, décide d'interdire l'accès des plages de sa commune « aux Arabes et aux Juifs ».

​Pour matérialiser cette interdiction, un panneau est planté sur le même piquet qu'un autre panneau interdisant la plage « aux chiens et aux chevaux ». Le maire justifie cette décision infamante par sa volonté de développer le tourisme balnéaire pour la population européenne, prétendant que la présence des populations autochtones et le ramassage de bois de chauffage par ces dernières causaient des « nuisances ».

​Le drame du 1er août 1942

​La nouvelle de cette interdiction raciste suscite une immense indignation. De nombreux Algériens se rendent sur place pour constater d’eux-mêmes l'existence de ce panneau humiliant.

​Le 1er août 1942, le maire de Zéralda, accompagné d'un inspecteur de police, de deux gardes champêtres et d’une milice d'une vingtaine de civils européens, organise une véritable rafle dans la commune. Ils arrêtent arbitrairement une quarantaine d'hommes et d'adolescents algériens, les accusant d'avoir violé l'interdiction de la plage ou de vols.

​Les prisonniers sont alors entassés de force dans la cave de la mairie, un local exigu, totalement dépourvu d’aération et d'eau.

​Une agonie sous le silence complice

​Durant toute la nuit, les prisonniers hurlent, supplient qu'on leur ouvre et tambourinent contre les portes pour obtenir de l'air. Leurs cris de détresse sont entendus, mais personne n'intervient. Le maire Denis Fourcard aurait alors déclaré :

​« Qu'ils crèvent tous, il en restera toujours trop ».


​Le lendemain, lorsqu'un employé municipal ouvre enfin la porte, le spectacle est d'une horreur absolue. Une note administrative de l'époque décrit la scène :

​« Ils gisaient dans la sueur entassés les uns sur les autres, couverts la plupart d'égratignures car dans leur lutte désespérée contre la mort effroyable qu'ils voyaient devant eux et qu'ils ne pouvaient éviter, ils se débattaient, les plus forts écrasant les plus faibles, les plus faibles se défendant farouchement ».


​Sur les quarante Algériens enfermés, vingt-cinq sont morts asphyxiés. Il s’agissait pour la plupart d'ouvriers agricoles saisonniers, âgés de 17 à 52 ans.

​Les suites et l’impunité coloniale

​Le drame provoque une colère et une indignation profondes chez les Algériens colonisés. Un notable de l'époque compare immédiatement ce massacre aux « enfumages » commis par le général Pélissier lors de la conquête de l'Algérie au XIXe siècle. Chez les colons européens de Zéralda, c'est la panique et la peur de représailles qui poussent beaucoup d'entre eux à s'enfermer chez eux.

​Pour calmer la fureur populaire et éviter une insurrection, l'administration coloniale réagit rapidement mais à minima :

  • ​Le 3 août 1942, le maire Denis Fourcard, l'inspecteur de police et deux gardes champêtres sont arrêtés et inculpés d'homicide par imprudence (une qualification juridique d'une incroyable légèreté face à la nature volontaire de la séquestration et au mépris affiché de la vie humaine).

  • ​Lors du procès, les peines prononcées sont dérisoires. Le maire responsable de cette tragédie n'écopera que de quelques mois de prison.

​Ce drame tragique et le verdict scandaleux qui l'a suivi ont profondément marqué les esprits en Algérie. Il a constitué un jalon supplémentaire dans la prise de conscience des nationalistes algériens quant à l'impossibilité d'obtenir justice et égalité sous le joug colonial, nourrissant la révolte qui mènera, une décennie plus tard, à la guerre d'indépendance.

L’OASIS SANGLANTE, BISKRA : LE MASSACRE DE ZAATCHA (1849).


"Lorsque le minaret de la mosquée de l’oasis de Zaâtcha sauta en l’air avec un fracas épouvantable, un long cri de joie s’éleva dans le camp français: c’était le couronnement de ce siège si long, si pénible, qui (leur) avait coûté tant d’efforts et de sang".
Le 26 novembre 1849 s’achève le siège de Zaâtcha, après 52 jours de blocus et de combats d’une férocité inouïe. Face à la résistance des Algériens, même les chroniqueurs militaires français durent reconnaître leur stupeur : le capitaine Charles Bocher décrit une armée coloniale surprise par l’héroïsme des assiégés, voyant une campagne ordinaire se transformer en un siège d’usure traumatisant.
Zaatcha est organisée comme la plupart des ksour sahariens. Une combinaison d’éléments végétaux et architecturaux rend la position presque imprenable. Une forêt immense de palmiers l'entoure. Sous cette nappe forestière, de multiples sentiers se croisent en tous sens et sont bordés de murs élevés qui délimitent des jardins clos.... La ville est par ailleurs entourée de tours carrées réunies entre elles par des maisons crénelées, d’où les insurgés tirent continuellement. Ces maisons bâties en briques crues ressemblent à de gigantesques fourmilières...
La fin du siège marque le début d’une barbarie méthodique. Le rapport du général Émile Herbillon détaille froidement l’ordre de ne faire aucun quartier et l’application de la politique de la terre brûlée.
Derrière cette fureur se cachait une décision stratégique d’une violence inouïe. Craignant une insurrection généralisée dans les Ziban et les Aurès, l’armée d’Afrique adopta une mesure déjà éprouvée en Kabylie entre 1846 et 1857 : la destruction systématique des ressources. Des milliers de palmiers‑dattiers et d’arbres fruitiers furent abattus, privant la région de ses moyens de subsistance.
Ce désastre économique et écologique laissa des séquelles profondes, ressenties sur plusieurs générations..
Toute la population fut exterminée. 
Après la reddition du cheikh Bouziane*, les prisonniers, les femmes et les enfants furent passés au fil de l’épée, tandis que l'horreur absolue se mettait en scène:
« la tête du Cheikh fut fixée à la baïonnette d’un fusil, à la baguette fut pointée celle de son fils et sur la capucine fut ajustée celle du chérif Moussa al Darkaoui. Ces têtes furent exposées dans un camp pour "convaincre les sceptiques de leur mort et servir d’exemple à ceux qui essaieraient de les imiter ».
Ce sont les têtes (entre autres), de ces martyrs algériens, qui opposèrent une farouche résistance avant d’être décapités, qui furent longtemps exposées comme des trophées de guerre, avant d’être remisées dans les collections du Muséum de l’Homme de Paris.**
On ne peut voir le lieu du carnage de la population du ksar de Zaâtcha***, sans éprouver l'émotion de la douleur et du chagrin.
Mais ce sentiment est contrarié par la déception, lorsqu'on découvre, planté au milieu de ce qui est maintenant un macabre terrain vague entouré de majestueux palmiers dattiers, une insignifiante stèle en ciment, supposée contribuer au devoir de mémoire, dont l'écrit retraçant ce massacre est en partie effacé.
Mais c’est la colère, qui vous pénètre plus profondément, lorsque vous apprenez que des ossements d’enfants assassinés, ont été retrouvés,****, dans cet encastrement mémoriel. C'est un engin devant élargir la piste, qui a, fortuitement, mis au jour ces fragments d'os, d'innocentes créatures. C'est grâce à une association locale, que ce domaine sépulcral est protégé, sommairement, par un alignement de pierres, préservant le bas fond causé par la partie la plus monstrueuse et obscure de l’homme dit civilisé. 
L'honnêteté historique impose toutefois un constat lucide : les supplétifs locaux participèrent pleinement à ces exactions. Une sombre constante mémorielle qui rappelle le rôle, à différentes époques, d'autres forces autochtones retournées contre les leurs : les makhzens sous la Régence ottomane, puis les spahis, les premiers zouaves, les Douairs, les Zmoul, et bien plus tard, les harkis.
Le récit de cette « solution finale » véritable crime contre l'humanité, a fait l'objet de nombreux écrits,***** notamment de la part de Mohamed Balhi, un enfant de la région, Halim Cheurfa ou encore du Docteur Ouatmani Settar.
Farid Ghili
Notes :
*Un notable du ksar, descendant des Bni Ziane (Zianides) de Tlemcen, dont la tribu a évolué en statut de Makhzen à l’époque ottomane
** Après des années de mobilisation, la pétition réclamant la restitution à l’Algérie des crânes de nos martyrs a enfin porté ses fruits. Conservés pendant plus d'un siècle dans les réserves du Musée de l'Homme à Paris, les restes mortuaires de nos héros, notamment ceux de la résistance de Zaatcha (Biskra), ont fini par être rapatriés sur leur terre natale
***D’autres batailles comme celle d’El Amri, dans les environs de Tolga, eurent moins de résonance médiatique.

 

mercredi 15 juillet 2026

Canicule en Algérie : jusqu'à 49°C attendus, semaine du 15 juillet 2026 et Allah est Plus Savant

 

L'Office national de la météorologie (ONM) a émis un Bulletin météo spécial (BMS) annonçant une forte vague de chaleur qui touchera une grande partie du pays du mercredi 15 au vendredi 17 juillet.

 Températures prévues :
• Jusqu'à 49°C dans les wilayas d'Adrar, In Salah et Bordj Badji Mokhtar.
• Jusqu'à 48°C à Relizane, Chlef, Aïn Defla, Guelma, ainsi que sur certaines wilayas de l'Est (Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba et El Tarf).
• 41°C à 46°C dans de nombreuses wilayas du Nord et des Hauts Plateaux, dont Alger, Tipaza, Boumerdès, Oran, Blida, Tizi Ouzou, Constantine, Batna, entre autres.

 Les nuits resteront également très chaudes, avec des températures pouvant dépasser 30°C dans plusieurs régions.

 Cette vague de chaleur intervient alors que plusieurs incendies de forêt sont toujours en cours dans différentes wilayas.

 Pensez à vous hydrater régulièrement, à éviter les sorties durant les heures les plus chaudes et à redoubler de vigilance face aux risques d'incendie.

 Ça reste bien évidemment des prévisions météos basées sur des outils scientifiques et Seul Allah sait ce qu'il adviendra de manière sûre. Et ne pas oublier que c'est un rappel et que le Feu de l'enfer est encore plus ardent. Qu'Allah nous en préserve et nous facilite l'accès au Firdaws.

mardi 14 juillet 2026

Mila, wilaya aux confins des terres constantinoises, sétifiennes et jijéliennes, où se rencontrent les héritages arabe, berbère, chaoui, kabyle et l'héritage Kotama, reflet de la richesse et de la diversité de la nation algérienne.

 Si l'on s'intéresse uniquement au patrimoine naturel et paysager, la wilaya de Mila possède plusieurs sites remarquables, même si elle est moins connue que les wilayas littorales ou montagneuses. Voici les 7 principaux incontournables naturels.

1. Le barrage de Beni Haroun

Le barrage de Beni Haroun est le plus grand barrage d'Algérie et l'un des plus vastes ouvrages hydrauliques d'Afrique. Son immense retenue d'eau, entourée de reliefs boisés et de collines, offre des paysages spectaculaires, particulièrement au printemps. Le site constitue également un habitat important pour les oiseaux d'eau et la biodiversité aquatique. Les recherches universitaires soulignent son importance écologique et paysagère, ainsi que son rôle majeur dans l'alimentation en eau de l'Est algérien.

2. Les gorges et la vallée de l'oued Endja

L'oued Endja, principal affluent du barrage de Beni Haroun, traverse des vallées encaissées, des falaises calcaires et des paysages agricoles typiques du nord de Mila. Cette vallée présente une forte diversité biologique et constitue l'un des plus beaux paysages naturels de la wilaya. Elle est régulièrement étudiée dans les travaux universitaires consacrés à l'hydrologie et aux écosystèmes aquatiques.

3. Les montagnes de Ferdjioua – Bouhatem – Tassadane Haddada

Le massif montagneux situé au nord-ouest de la wilaya est probablement le secteur le plus verdoyant de Mila. Il est couvert de forêts méditerranéennes dominées par le chêne-liège, le chêne zéen, le pin d'Alep et le maquis. Les panoramas sur les vallées et les montagnes en font un secteur privilégié pour la randonnée, la photographie et l'écotourisme. Les inventaires floristiques et faunistiques y sont nombreux.

4. Les forêts de Grarem Gouga

La commune de Grarem Gouga possède d'importants massifs forestiers qui abritent une biodiversité remarquable. Les recherches menées par l'Université de Mila y ont recensé une riche faune d'insectes, de nombreux oiseaux et une végétation méditerranéenne bien conservée. Ce secteur constitue l'un des principaux réservoirs écologiques de la wilaya.

5. Les paysages des Hautes Plaines de Tadjenanet et Teleghma

Au sud de la wilaya, les Hautes Plaines offrent de vastes paysages ouverts alternant cultures céréalières, steppes et collines douces. Au printemps, les champs de blé et d'orge dessinent des panoramas caractéristiques de l'Est algérien. Cette mosaïque agricole représente une composante essentielle du paysage milien.

6. Les nombreuses sources naturelles de Mila

La wilaya recense plus de 400 sources naturelles, réparties principalement dans les zones montagneuses. Certaines, comme Aïn El Bled dans la vieille ville de Mila ou les sources de Ras Laâyoun (El Mechira), alimentent les populations depuis des siècles et participent à l'identité paysagère de la région. Les ressources en eau constituent l'une des principales richesses naturelles de la wilaya.

7. Les vallées agricoles de l'oued Rhumel et de l'oued El Kebir

Les deux grands cours d'eau de la wilaya façonnent de larges vallées fertiles où alternent vergers, cultures céréalières, oliveraies et zones humides. Ces paysages constituent un patrimoine rural remarquable et jouent un rôle essentiel pour la biodiversité, l'irrigation et l'agriculture de la région.

Autres sites naturels intéressants

  • Les reliefs forestiers de Rouached.
  • Les montagnes de Derrahi Bousselah et leurs parcours naturels.
  • Les collines de Chigara et de Tassadane Haddada, riches en flore méditerranéenne.
  • Les retenues d'Oued Athmania et d'Oued Seguen, appréciées pour leurs paysages et leur intérêt écologique.

Parmi ces sites, le barrage de Beni Haroun, les montagnes de Ferdjioua–Bouhatem–Tassadane Haddada et les vallées de l'oued Endja sont généralement considérés comme les trois ensembles naturels les plus emblématiques de la wilaya de Mila. 

lundi 13 juillet 2026

Algérie, au classement mondial des meilleures destinations à visiter en 2026 par le prestigieux média BBC Travel.

 Pour cet été 2026, l'Algérie s'affirme plus que jamais comme une destination méditerranéenne incontournable. Avec plus de 1 200 km de côtes, le littoral offre des ambiances radicalement différentes selon vos envies de vacances. Neuf destinations majeures se distinguent particulièrement pour la saison estivale 2026 :

Oran et l'Ouest : Pour des vacances animées, culturelles et festives

Si vous cherchez une ambiance de bord de mer dynamique couplée à une vie nocturne et culturelle vibrante, c'est à Oran (El Bahia) qu'il faut poser vos valises.

  • Pourquoi y aller ? Oran combine à la perfection le charme de son architecture coloniale et espagnole (comme le Fort de Santa Cruz) avec des infrastructures hôtelières modernes.

  • Les plages à ne pas manquer : Un peu plus à l'ouest de la ville, les plages de Madagh (à la lisière d'Aïn Témouchent) offrent un cadre à couper le souffle, nichées entre mer et forêts de pins.

  • L'ambiance : Idéale pour sortir le soir, tester la gastronomie locale, écouter du Raï et profiter d'un front de mer très animé.              

Annaba et le parc national d’El Kala : L'élégance côtière et la biodiversité

Surnommée « La Coquette », Annaba est l'une des plus anciennes cités maritimes du pays, offrant un mélange unique d'histoire, de vie citadine et de paysages côtiers sauvages.

  • Pourquoi y aller ? Annaba permet d'allier les plaisirs de la plage à des excursions uniques en altitude. Vous pouvez loger en ville et monter en quelques minutes à Seraïdi, un village niché à 800 mètres d'altitude au cœur de la forêt de l'Édough, qui surplombe directement la mer et offre une fraîcheur divine pendant les chaudes journées d'été. En poussant un peu plus à l'est vers El Kala, vous atteignez une réserve de biosphère de l'UNESCO mondialement connue pour ses lacs d'eau douce (comme le lac Tonga) entourés de forêts de chênes-lièges frôlant les plages.

  • Les plages à ne pas manquer : La plage de Djenane El Bey (à Seraïdi), une crique de sable fin isolée et encadrée par la montagne, ou la plage de La Vieille Calle du côté d'El Kala.

  • L'ambiance : Méditerranéenne, festive le soir sur le cours de la Révolution (l'artère centrale d'Annaba) et résolument axée sur la nature sauvage en journée.   


Béjaïa et la Kabylie : Pour les amoureux de nature sauvage et de criques cristallines

Si vous fuyez les grandes stations balnéaires bétonnées au profit de paysages escarpés où la montagne plonge directement dans la mer, la côte de Béjaïa et de Jijel est faite pour vous.

  • Pourquoi y aller ? La région de Béjaïa abrite le Parc National de Gouraya, un site protégé incroyable où vous pourrez randonner le matin (au Cap Carbon notamment) et vous baigner l'après-midi.

  • Les plages à ne pas manquer : La côte est parsemée de petites criques sauvages aux eaux turquoise (comme vers Melbou ou Tichy). En poussant un peu vers Jijel, vous découvrirez des plages bordées de falaises impressionnantes.

  • L'ambiance : Familiale, authentique et axée sur l'écotourisme et la nature.

Tipaza et l'Algérois : Pour allier farniente et Histoire romaine

Située à moins d'une heure à l'ouest d'Alger, Tipaza est la destination idéale pour un séjour d'été mêlant détente et explorations historiques.

  • Pourquoi y aller ? Vous pouvez loger dans des complexes touristiques réputés en bord de mer (comme la Corne d'Or) tout en visitant les célèbres ruines romaines de Tipaza, classées à l'UNESCO, qui font face à la mer Méditerranée.

  • À ne pas manquer : La visite du Tombeau de la Chrétienne (Mausolée royal de Maurétanie) à proximité, et la dégustation de poisson frais sur le port de Tipaza.

  • L'ambiance : Paisible, culturelle et très accessible depuis la capitale.

Conseil pour l'été 2026 : Le tourisme en Algérie connaît une croissance record ces dernières années. Pour le littoral, privilégiez le début de l'été (juin ou début juillet) ou le mois de septembre pour éviter les pics de chaleur et la forte affluence d'août. Note : Évitez le grand Sud saharien à cette période, où les températures dépassent souvent les 45°C en été.

Skikda et la presqu’île de Collo : L'alternative balnéaire paradisiaque

Si vous souhaitez éviter la forte affluence d'Oran ou de Béjaïa tout en profitant de plages spectaculaires, l'Est algérien est une option de premier ordre. Skikda, particulièrement réputée pour ses séjours familiaux en bord de mer, est une destination de choix.

  • Pourquoi y aller ? Surnommée « la ville des fraises », Skikda possède un littoral d'une beauté sauvage saisissante, notamment du côté de la presqu'île de Collo. Les infrastructures hôtelières de la zone y ont été renforcées pour mieux accueillir les vacanciers.

  • Les plages à ne pas manquer : La plage de Tamanart à Collo, encastrée entre des collines verdoyantes et une eau translucide, ou encore les plages de Jeanne d'Arc (Larbi Ben M'hidi) pour de grandes étendues de sable fin.

  • L'ambiance : Conviviale, axée sur les vacances en famille, rythmée par des animations estivales et des spectacles en plein air sur les places publiques.

Tlemcen (et Marsa Ben M'Hidi) : L’art de vivre andalou et le littoral frontalier

Capitale de l’art arabo-andalou en Algérie, Tlemcen combine des températures estivales supportables grâce à son altitude et un accès rapide à l'une des plus belles stations balnéaires du pays.

  • Pourquoi y aller ? Tlemcen est une ville d'art et d'histoire (le Palais d'El Mechouar, les ruines de Mansourah, la mosquée de Sidi Boumediene). En été, son grand atout est le plateau de Lalla Setti qui domine la ville, où les familles viennent chercher la brise fraîche, pique-niquer et profiter des parcs de loisirs en soirée. À seulement un peu plus d'une heure de route, vous basculez sur le littoral de la wilaya au niveau de Marsa Ben M'Hidi, une station balnéaire ultra-dynamique en été.

  • À ne pas manquer : Les célèbres cascades d'El Ourit pour une pause fraîcheur, et les plages de Moscarda I et II à Marsa Ben M'Hidi, connues pour leurs formations rocheuses impressionnantes et leur sable doré.

  • L'ambiance : Historique, raffinée et familiale. Un excellent choix pour ceux qui veulent un voyage 50% culturel et 50% balnéaire.

Le saviez-vous ? Preuve de cet engouement et de sa richesse culturelle, l'Algérie a été officiellement propulsée sur le devant de la scène touristique internationale, décrochant la 2e place au classement mondial des meilleures destinations à visiter en 2026 par le prestigieux média BBC Travel

Tikjda et le Djurdjura : La fraîcheur des sommets face à la canicule

Si pour vous, les vacances d'été riment avec fuir les fortes chaleurs étouffantes des plaines, direction les hauteurs de la chaîne du Djurdjura, dans la wilaya de Bouira.

  • Pourquoi y aller ? Perchée à plus de 1 400 mètres d'altitude, la station climatique de Tikjda offre un air pur et des températures très clémentes en plein mois de juillet et d'août. C'est le paradis du tourisme vert, du trekking et de l'observation de la faune (comme les singes magots).

  • À ne pas manquer : Une randonnée vers l'incontournable Lac Goulmim, le lac le plus élevé d'Afrique, ou une excursion à la forêt de cèdres millénaires.

  • L'ambiance : Sportive, reposante et revigorante. Un vrai havre de paix pour se ressourcer au frais.

La Vallée du M’Zab (Ghardaïa) : L’immersion culturelle et architecturale

Note de saison : Le thermomètre grimpe haut dans le Sud en été, mais Ghardaïa se visite très bien en adoptant le rythme local (sorties tôt le matin et en fin de soirée).

  • Pourquoi y aller ? Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, la pentapole du M'Zab est un chef-d'œuvre d'architecture rurale et urbaine qui a inspiré les plus grands architectes du monde, comme Le Corbusier. Les maisons d'hôtes traditionnelles de la palmeraie de Béni Isguen ou d'El Atteuf offrent une fraîcheur bienvenue sous leurs arcades.

  • À ne pas manquer : Flâner dans le marché séculaire de Ghardaïa à la recherche de tapis artisanaux uniques, visiter le système d'irrigation ancestral des palmeraies, et admirer le coucher de soleil sur les cités couleur ocre.

  • L'ambiance : Mystique, hautement culturelle, dépaysante et profondément respectueuse des traditions locales.

Sans littoral, sans montagne, Constantine est unique 

Constantine (l'antique Cirta) est l'une des villes les plus fascinantes et spectaculaires de toute la Méditerranée. En plein été (juillet/août), Constantine fait face à deux petits inconvénients pour des vacances estivales classiques :

  1. Le climat : Située à l'intérieur des terres et en altitude, elle subit un climat continental. Les étés y sont très chauds et secs (dépassant souvent les 35-40°C en journée).

  2. L'absence de littoral : Contrairement aux destinations citées plus haut, Constantine n'a pas un accès direct à la mer pour se rafraîchir.

Ceci étant dit, si la chaleur ne vous fait pas peur ou si vous voyagez à la fin de l'été, Constantine est une merveille absolue qui mérite amplement le détour.

Pourquoi Constantine est unique au monde

  • La Cité des Ponts Suspendus : Bâtie sur un rocher fendu par les impressionnantes gorges de l'oued Rhummel, la ville est reliée par plusieurs ponts légendaires (comme le pont de Sidi M'Cid ou le pont de Sidi Rached). Le panorama y est à couper le souffle, suspendu entre ciel et gouffre.

  • Un patrimoine vertigineux : Vous pouvez explorer le Palais du Bey (un chef-d'œuvre de l'époque ottomane), flâner dans la vieille Casbah, ou visiter la majestueuse Grande Mosquée Émir Abdelkader.

  • La culture du Malouf : C'est le cœur battant de la musique arabo-andalouse version constantinoise. L'ambiance des soirées d'été y est très raffinée.

Le compromis idéal pour l'été : Beaucoup de voyageurs choisissent de combiner Annaba ou Skikda (pour les plages et la fraîcheur marine la journée) avec une escapade de deux jours à Constantine (située à environ 1h30 à 2h de route par l'autoroute Est-Ouest) pour faire le plein de culture en fin de journée.

   

Mostaganem : Perle du Dahra et capitale des loisirs familiaux

Pour clore cette sélection en beauté, direction la côte ouest-centrale avec Mostaganem (surnommée « la ville des Mimosas »). C'est l'un des pôles touristiques qui s'est le plus métamorphosé ces dernières années, s'imposant comme la destination favorite des familles algériennes et des binationaux en quête d'un séjour structuré, moderne mais ancré dans la nature.

  • Pourquoi y aller ? Mostaganem réussit le grand écart parfait entre l'effervescence des loisirs modernes et le charme d'une côte restée sauvage. La ville possède une riche culture mystique et soufie, une vieille médina ottomane fascinante (quartier de Tidjit), et propose en même temps de grands complexes récents. C'est ici que se trouvent Mostaland, le plus grand parc d'attractions et parc zoologique de l'Ouest algérien, ainsi que de grands parcs aquatiques parfaits pour rafraîchir les enfants (comme l'AZ Aquapark).

  • Les plages et pépites à ne pas manquer :

    • La célèbre plage des Sablettes (Mazagran), une immense baie de sable fin bordée de résidences touristiques et d'hôtels de standing.

    • Pour les amoureux de nature brute, il faut absolument prendre la route côtière vers l'est jusqu'à Cap Ivi. Son phare historique majestueux datant de 1870 domine une colline rocheuse à plus de 200 mètres d'altitude, offrant une mer transparente et un spot de bivouac/camping sauvage très prisé en été.

  • L'ambiance : Festive, dynamique et ultra-sécurisée. Le soir venu, le front de mer de la Salamandre s'anime au rythme des terrasses de cafés, des glaciers, des restaurants de poisson frais et des promenades familiales sous la brise marine.



 

Aïn Defla : L’Empire Vert du Chéliff, entre Splendeur d'Antan et Terroir d’Avenir

 Aïn Defla : La Terre des Racines et des Sources

La wilaya d’Aïn Defla, nichée au cœur du nord-ouest de l'Algérie, constitue un carrefour stratégique d'une richesse exceptionnelle. Entre plaines fertiles et massifs montagneux protecteurs, cette région dynamique dévoile une identité forte, marquée par sa paysannerie vigoureuse, un passé historique glorieux et des ambitions de développement majeures.

Caractéristiques géographiques et spécificités de la commune centre

La wilaya d’Aïn Defla s'étend sur une superficie importante , enserrée entre le massif de la Dahra et l'imposant massif de l'Ouarsenis . La commune d'Aïn Defla, qui fait office de chef-lieu, tire son nom poétique de l'arabe « la source des Lauriers-roses ». Elle se love dans un rétrécissement de la riche vallée du Haut-Chéliff. L'ensemble de la wilaya est soumis à un climat de type méditerranéen semi-aride avec une continentalité marquée, ce qui lui confère des hivers rigoureux et des étés chauds favorables à une riche biodiversité forestière composée notamment de pins d'Alep et de chênes verts.

Traces du passé et faits historiques notables

La région possède une mémoire historique dense. Durant l’Antiquité romaine, le site de la ville actuelle abritait la cité d'Oppidum Novum. Pendant la Guerre de Libération nationale, en raison de son relief accidenté et boisé propice aux maquisards de la Wilaya IV historique, la région fut classée « zone interdite » par l’armée coloniale. Après l'indépendance, le décret de restructuration territoriale de 1984 élève officiellement Aïn Defla au rang de wilaya.

Caractéristiques humaines et dynamique sociale

Sur le plan humain, la population de la wilaya a connu une croissance soutenue, s'approchant aujourd'hui du million d'habitants. La population se concentre le long du couloir de la vallée du Chéliff, notamment au niveau de pôles urbains majeurs comme Khemis Miliana et Miliana. 

Patrimoine culturel, naturel et historique

Le joyau patrimonial de la wilaya est incontestablement la ville séculaire de Miliana, bâtie sur les flancs du mont Zaccar. Classée « secteur sauvegardé » et inscrite par l’ALECSO (Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences) comme patrimoine architectural arabe, Miliana recèle d'anciennes demeures et des édifices coloniaux qui font l'objet de plans de restauration. La wilaya abrite des ressources forestières préservées et de précieuses sources thermales à fort potentiel thérapeutique, à l’image  de Hammam Righa.

Aïn Defla : Le Grenier d’Or de l’Algérie et Géant du Haut-Chéliff

La wilaya d'Aïn Defla bénéficie d'un réseau d'infrastructures en cours de modernisation constante. L'approvisionnement en eau potable et l'irrigation agricole reposent sur des infrastructures hydrauliques d'envergure. Le rôle de premier plan du barrage Sidi M'hamed Ben Taïba (commune d'Arib), qui épaule les autres barrages de la région (Ghrib, Derder, Haraza et Ouled Melouk) pour garantir la sécurité hydrique face aux aléas climatiques. De vastes programmes de désenclavement routier et de modernisation urbaine sont lancés pour dynamiser les communes périphériques.

Agriculture et industrie : Les moteurs économiques

L'économie d'Aïn Defla est résolument agricole. La Direction des Services Agricoles (DSA) souligne que plus de la moitié de la surface de la wilaya est constituée de terres cultivables.

  • La filière Pomme de Terre : Aïn Defla est souvent qualifiée de « capitale de la pomme de terre » en Algérie. 

  • La serriculture : Pour atténuer les périodes creuses du marché national, la culture sous serre s'est fortement développée. 

  • L’agro-industrie : L'industrie locale se concentre essentiellement sur la transformation des produits de la terre, le conditionnement et les réseaux de stockage frigorifique.

Loisirs, thermalisme et tourisme

Le secteur touristique de la wilaya mise principalement sur le thermalisme et le tourisme de montagne. Le ministère du Tourisme algérien a récemment recensé huit sources thermales majeures dans la wilaya, dont la moitié possède des propriétés thérapeutiques scientifiquement avérées. Des projets de partenariat public-privé visent à réhabiliter des infrastructures hôtelières emblématiques, à l’instar de l’hôtel Zaccar à Hammam Righa ou de l’ouverture de nouveaux établissements comme l’hôtel El Maqam à Miliana, afin d'attirer les adeptes du tourisme de santé et de nature.

vendredi 3 juillet 2026

Quelle est la particularité unique de la wilaya de M'sila

La wilaya qui possède le plus de frontières avec d’autres wilayas en Algérie est la wilaya de M’Sila.

Pourquoi M’Sila ?

La wilaya de M’Sila est située au centre du pays, ce qui lui donne une position charnière entre le Nord et le Sud. Elle touche 8 wilayas, ce qui en fait la wilaya la plus “frontalière” du territoire ( a partir des 58 wilaya actuelles).

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mercredi 24 juin 2026

Sahnoun ibn Othman al‑Wansharisi, Un savant algerien encore peu connu

 

Un savant  du Maghreb algérien

Sahnoun ibn Othman al‑Wansharisi est un juriste malékite. Son nom, al‑Wansharisi, le rattache à la région du Ouarsenis, en Algérie, où il a séjourné, enseigné et transmis son savoir. Comme beaucoup d’érudits , il a trouvé dans le Maghreb central un espace intellectuel dynamique, marqué par l’essor du malikisme.

Un juriste malékite respecté

Formé dans la tradition du fiqh malékite, Sahnoun ibn Othman s’est distingué par sa maîtrise des questions juridiques complexes. Il a enseigné, commenté et compilé des textes de droit, contribuant à la diffusion de la jurisprudence malékite au Maghreb. Ses élèves et ses écrits témoignent de son rôle dans la consolidation d’une tradition juridique qui a profondément marqué l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

Un érudit polyvalent : droit et astronomie

À l’image des grands savants du monde islamique, Sahnoun ibn Othman n’était pas seulement juriste. Il a également rédigé des travaux scientifiques, notamment en astronomie (‘ilm al‑hay’a). Ses écrits abordaient des sujets essentiels pour la vie religieuse :

  • calcul du calendrier lunaire,

  • détermination de la qibla,

  • horaires des prières selon la position du soleil,

  • observation du croissant lunaire.

Cette double compétence de droit et astronomie était très recherchée, car elle permettait d’articuler la pratique religieuse avec les connaissances scientifiques de son époque.

Un savant bien présent en Algérie

Sahnoun ibn Othman a vécu et enseigné en Algérie, notamment dans les régions savantes du Ouarsenis, de Tlemcen, de Miliana et de Médéa. Ces villes étaient des centres majeurs du malikisme et accueillaient de nombreux érudits. Sa présence dans ces milieux intellectuels a contribué à enrichir la vie savante du Maghreb central, où il a laissé une empreinte durable.

Un héritage discret mais précieux

Les écrits de Sahnoun ibn Othman al‑Wansharisi ne sont pas aussi célèbres que ceux des grandes figures du malikisme, mais ils témoignent d’un savoir solide, d’une polyvalence rare et d’une contribution réelle à la tradition juridique et scientifique du Maghreb. Son nom s’inscrit dans la lignée des savants al‑Wansharisi, connus pour leur érudition et leur rôle dans la transmission du savoir.

Important: L'Algérie a récupéré à Paris un manuscrit scientifique du XVIIe siécle qui allait être mis aux enchères. Rédigé par le savant algérien Sahnoun Ibn Othman Al Wansharisi entre 1609 et 1610, ce précieux document traite de l'astronomie et a été remis au Ministère de la Culture et des Arts.

ALGERIE , QUAND LE FOOTBALL DEVIENT UN ACTE DE RÉSISTANCE


LE ONZE DE L’INDÉPENDANCE : QUAND LE FOOTBALL DEVIENT UN ACTE DE RÉSISTANCE


Ils avaient la gloire, les plus grands clubs de France et, pour certains, une place assurée pour la Coupe du monde 1958. Pourtant, ils ont choisi de tout quitter.


Dans la nuit du 13 au 14 avril 1958, plusieurs footballeurs algériens professionnels, parmi les meilleurs de leur génération, quittent clandestinement la France pour rejoindre Tunis. Parmi eux figurent Rachid Mekhloufi, Mustapha Zitouni, Abdelaziz Bentifour, Amar Rouaï, Saïd Amara, Mohamed Maouche et d’autres talents qui renoncent à leurs carrières pour servir une cause : l’indépendance de l’Algérie.

À l’origine de cette initiative se trouve Mohamed Boumezrag, soutenu par le FLN. Son ambition est immense : faire exister l’Algérie sur la scène internationale avant même son indépendance officielle.

Installée à Tunis, l’équipe du FLN devient rapidement un symbole de la Révolution algérienne. Bien que non reconnue par la FIFA, elle parcourt l’Afrique, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, disputant 91 matchs entre 1958 et 1962, remportant 65 victoires et portant haut les couleurs de l’Algérie à travers le monde.

Avant chaque rencontre résonne Kassaman, futur hymne national. Le maillot vert et blanc frappé du croissant et de l’étoile devient le symbole d’un peuple en lutte pour sa liberté.

Cette histoire nous rappelle que le sport peut être bien plus qu’une compétition. Ces joueurs ont sacrifié la célébrité, l’argent, les stades d’Europe et parfois même une carrière internationale pour défendre l’idée d’une nation libre.

Le Onze de l’Indépendance fut ainsi bien plus qu’une équipe de football : il fut une ambassade itinérante de l’Algérie combattante, donnant un visage, une voix et une visibilité internationale à la lutte pour l’indépendance.

Parmi ses figures emblématiques, Rachid Mekhloufi (1936-2024), star de l’AS Saint-Étienne, renonce à une carrière internationale prometteuse pour rejoindre la cause nationale avant de devenir une légende du football algérien. Mustapha Zitouni (1928-2014), défenseur de l’AS Monaco et international français, marque les esprits par son choix courageux alors qu’il est au sommet de sa carrière.

Abdelaziz Bentifour (1927-1970), ancien international français, apporte son expérience et son leadership à cette aventure historique. Amar Rouaï (1932-2017), attaquant prolifique, contribue largement aux succès sportifs de l’équipe grâce à son talent de buteur. Saïd Amara (1933-2020), reconnu pour sa vitesse et sa technique, participe activement aux tournées internationales qui font connaître la cause algérienne à travers le monde.

Mohamed Maouche (1936-2025), jeune international français de seulement 22 ans, choisit lui aussi l’engagement au détriment d’une brillante carrière sportive. Quant à Mohamed Boumezrag (1921-2009), véritable architecte de cette épopée, il organise le départ clandestin des joueurs et transforme une idée audacieuse en un formidable instrument diplomatique au service de la Révolution algérienne.

Le football algérien est intimement lié à l’histoire de l’émigration algérienne. Des pionniers des années 1930 aux héros du Onze de l’Indépendance, des générations de joueurs issus de l’immigration ont porté haut les couleurs de leurs origines. Après l’indépendance, cette histoire s’est poursuivie avec de nombreux talents évoluant dans les championnats européens tout en restant profondément attachés à l’Algérie.

De Rachid Mekhloufi à Lakhdar Belloumi, Rabah Madjer, Salah Assad, jusqu’aux générations plus récentes de Riyad Mahrez, Islam Slimani ou Youcef Belaïli, le football est devenu un lien puissant entre l’Algérie et sa diaspora. Il raconte une histoire de transmission, de mémoire, d’identité et de réussite.

Drame de Zeralda, Horreur de la colonisation

L’ affaire de Zéralda , survenue le 1er août 1942 en Algérie, est l'un des drames les plus sombres et les plus révélateurs de la violenc...