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lundi 2 février 2026

La première Algérienne

Arbia Benyahia, première femme pilote de chasse de l'Armée de l'air algérienne, s'est éteinte à Alger, à l'âge de 68 ans.


Née en 1957 à Rouina, dans la wilaya d'Aïn Defla, grandi à Oran, Arbia Benyahia a très tôt nourri une passion pour l'aviation. Dans un domaine traditionnellement réservé aux hommes, elle réalise l'exploit d'intégrer l'Armée de l'air Algérienne et de devenir la première femme à piloter un avion de chasse en Algérie. Au fil d'une carrière exemplaire, elle gravit les échelons jusqu'au grade de lieutenant-colonel de l'ANP, guidée par le courage et la détermination. Figure emblématique, son héritage demeure vivant. Pour l'ANP comme pour chaque jeune Algérienne.

"L'Aile du Désert : Fauconnerie Algérienne, Vol Millénaire"

La fauconnerie est une pratique ancestrale en Algérie, inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO depuis 2021 comme tradition humaine vivante pratiquée depuis plus de 4 000 ans dans le Maghreb. 

Histoire et tradition

Elle remonte à l'époque médiévale et pré-islamique, documentée par des peintres orientalistes comme Eugène Fromentin dans Chasse au faucon en Algérie : la curée (1863), où des cavaliers nobles utilisent des faucons lanier pour chasser lièvres et oiseaux dans le Sahara. Pratiquée par l'aristocratie algérienne (dey d'Alger), elle mêle noblesse, communion avec la nature et transmission familiale chez les nomades berbères. 

Pratique actuelle

Aujourd'hui, elle survit dans les régions sahariennes et steppiques (Sud Algérien) comme loisir culturel et chasse traditionnelle, avec dressage de faucons, aigles ou buses pour proies comme tourterelles ou perdrix. Des clubs et experts œuvrent à sa sauvegarde face à la modernisation, via élevage, hôpitaux pour oiseaux et événements.

Quelle espèce de rapace

En Algérie, la fauconnerie traditionnelle utilise principalement des rapaces adaptés à la chasse dans les steppes et le Sahara, comme le faucon lanier et le faucon pèlerin. 

Espèces principales

Faucon lanier (Falco biarmicus) : Le plus emblématique, dressé historiquement par l'aristocratie pour capturer lièvres, perdrix et tourterelles lors de chasses à cheval. 
Faucon pèlerin (Falco peregrinus) : Rapide et puissant, employé pour les oiseaux en vol, présent dans les zones montagneuses et sahariennes. 

Autres rapaces occasionnels

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) et faucon hobereau (Falco subbuteo) : Utilisés pour des proies plus petites comme les rongeurs ou passereaux, plus courants dans les plaines. 
Ces espèces sont protégées par la loi algérienne (Loi 04-07), et la pratique se limite à des traditions tolérées chez les nomades Touaregs ou Chaâmbas, avec un dressage transmis oralement.

Pratiques spécifiques algériennes

Dans le Sahara, le dresseur ("haouari") monte à cheval, libère le faucon qui fond à 200-300 km/h sur sa proie ; la technique "melwah" (entraînement sur leurre pivotant) affine la précision. La mue annuelle est suivie d'un repos, et le faucon vit en liberté relative, volant 4-5 heures par jour. 

Sloughi : : "El Hor, le Lévrier Noble des Steppes".

Le sloughi, un lévrier originaire du Maghreb, est présent en Algérie, notamment dans les Hauts Plateaux comme Tebessa, Batna, Djelfa et d'autres régions. 

Origine et répartition
Cette race, aussi appelée lévrier berbère ou arabe, est reconnue dans trois pays maghrébins : Algérie, Maroc et Tunisie, avec une officialisation par la FCI en 2008 pour l'Algérie. 
Elle est historiquement utilisée pour la chasse et la garde de troupeaux, et des clubs comme le Sloughi Club d'Alger (créé en 1988) œuvrent à sa préservation. 

Situation actuelle  du Sloughi 

Bien que leur nombre ait diminué (due à l'époque coloniale et à la modernisation), des sloughis persistent en Algérie, souvent dans des zones rurales. 
Le Maroc en abrite le plus grand nombre aujourd'hui, mais l'Algérie reste un pays d'origine.

Aujourd'hui le Sloughi en Algérie, 

les sloughis sont principalement utilisés pour la chasse traditionnelle au lièvre ou à la gazelle, ainsi que pour la garde de troupeaux dans les zones rurales et pastorales. Usages traditionnels persistants
Malgré la modernisation et la sédentarisation, ils conservent leur rôle de chiens de chasse rapides et endurants, souvent dans les régions des Hauts Plateaux comme Djelfa ou Batna. Leur statut culturel élevé ("El Hor", le noble) les rend précieux auprès des éleveurs nomades ou semi-nomades. 
Usages modernes limités
Leur nombre en baisse limite les activités à des expositions canines ou des événements organisés par des clubs comme celui d'Alger, plutôt qu'à des compétitions de course ou des rôles utilitaires intensifs. 

Chasse avec Sloughi 

Dans les Hauts Plateaux algériens, les espèces traditionnellement chassables avec le sloughi incluent le lièvre, le renard, le chacal et la gazelle, ainsi que le sanglier pour protéger les troupeaux. Espèces principales
Lièvre : Proie de base, poursuivie à vue dès le dressage précoce du sloughi.
Renard et chacal : Prédateurs ciblés pour limiter les attaques sur le bétail.
Gazelle : Chasse plus rare, dans les zones steppiques ouvertes. 
Réglementation et limitesCes gibiers sont soumis aux quotas annuels par wilaya (Loi n° 04-07), mais l'usage du sloughi reste limité par l'interdiction de 1844, rendant la pratique souvent informelle ou tolérée en battues collectives. Le sanglier, nuisible, est prioritaire dans les régions comme Djelfa ou Batna.

Dinosaure en Algérie : Chebsaurus, Le Géant Jurassique de Naama déterré !"

Le Dinosaure de Naama, Algérie 

Chebsaurus algeriensis, est un dinosaure qui hante les sables de la wilaya de Naama depuis 160 millions d'années. Il évoque le frisson paléontologique d'un trésor algérien prêt à rugir pour le monde entier.

Fossiles de dinosaure en Algérie

Les fossiles du dinosaure sauropode Chebsaurus algeriensis, surnommé le « Géant des Ksour », ont été mis au jour à partir de 1999-2000 près de Rouis El Djir, Oulakak, dans la daïra de Sfissifa (sud-est de Aïn Sefra).  Plus de 300 os et vertèbres d'un juvénile herbivore mesurant 8-12 mètres ont été trouvés, datant du Jurassique moyen (161-175 millions d'années).

Site et importance en Algérie

Ces restes proviennent de dépôts continentaux de l'Atlas saharien, avec d'autres fossiles de sauropodes et théropodes à proximité.  Ils prouvent la présence de dinosaures en Afrique du Nord et comblent des lacunes dans l'évolution des premiers sauropodes.

Musée du Dinosaure

Un musée dédié a été construit en 2004 sur le site de Sfissifa par l'architecte suisse Daniel Grataloup pour abriter les fossiles et attirer les experts. Doté de portes en forme de dinosaures, il reste sous-exploité faute d'expositions complètes et de visiteurs.

dimanche 25 janvier 2026

L’Émir Abdelkader : l’honneur d’un homme, la grandeur d'une civilisation


L'Emir Abdelkader, lumière universelle 

Il est des noms qui dépassent les frontières, des destins qui échappent aux seuls cadres nationaux pour entrer dans l'histoire universelle. L'Émir Abdelkader (1808–1883) appartient à cette lignée rare d'hommes dont la stature morale égale la puissance de l'intelligence, et dont l'action continue d'éclairer notre époque. 

L'Emir Abdelkader, résister humainement

Chef militaire et homme d'État, savant et poète, diplomate et spirituel, il demeure l'une des figures les plus admirées du XIXᵉ siècle, y compris par ceux qui furent ses adversaires. Sa vie est un témoignage : on peut résister avec courage, gouverner avec sagesse, et rester humain au cœur des épreuves.

L'Emir Abdelkader, la dignité humaine

Dire Abdelkader, ce n'est pas seulement évoquer un combattant. C'est parler d'un homme formé par la connaissance, enraciné dans une spiritualité exigeante, ouvert au monde et à ses complexités. La tradition rapporte qu'il impressionnait par l'étendue de sa culture, sa finesse d'analyse, sa parole juste. Philosophe par tempérament, poète par sensibilité, érudit par rigueur, il portait une vision élevée de la dignité humaine.

L'Emir Abdelkader, la sagesse 

Son engagement ne fut jamais un simple affrontement de force. Il s'accompagnait d'une éthique. Abdelkader est de ces chefs pour qui la grandeur ne se mesure pas uniquement dans la victoire, mais dans la manière de conduire les hommes, de contenir la violence, de protéger les faibles, de tenir une parole. Son nom résume une synthèse trop rare : la fermeté et la loyauté, la stratégie et la compassion, l'honneur et la lucidité.
Résister, mais refuser la barbarie : une leçon de leadership

L'Emir Abdelkader, le droit et la vérité

Dès les années 1830, l'Émir devient la figure centrale d'une résistance organisée face à l'expansion coloniale française. Mais même au cœur de la guerre, il se distingue par une idée que beaucoup jugeront, plus tard, prophétique : la guerre n'autorise pas tout.
En 1843, il émet un décret appelant au traitement bienveillant des prisonniers. Ce principe, qui deviendra la pierre angulaire du droit international humanitaire, précède la première Convention de Genève (1864). Ce fait, souvent rappelé, place Abdelkader parmi les précurseurs de l'humanisme moderne : un chef politico-militaire capable d'ordonner la discipline morale quand la brutalité semble "normale". Il ne s'agissait pas pour lui d'un calcul d'image, mais d'une cohérence intérieure : l'homme, même vaincu, reste un être humain.

L'Emir Abdelkader, la légende rejoint l'histoire

Damas 1860 : l'acte qui a bouleversé le monde.
S'il est un moment où la légende rejoint l'histoire avec une force saisissante, c'est bien l'été 1860 à Damas. Le 9 juillet, la ville s'embrase. La violence menace de se transformer en massacre. Informé par des Algériens que la situation dégénère, Abdelkader sort, suivi de ses compagnons, anciens guerriers, hommes de devoir, fidèles à une même discipline morale.
Là, il ne se contente pas d'appeler au calme. Il s'interpose. Il protège. Il contraint, au besoin, par la force. Dans le quartier des Algériens, il accueille et défend des familles chrétiennes venues se réfugier, faisant de son foyer et de son entourage une forteresse de solidarité. Au prix du danger, au prix du risque total, il sauve près de quinze mille innocents chrétiens.

L'Emir Abdelkader, la fraternité humaine

Ce geste n'est pas seulement un "fait héroïque". C'est un message adressé au monde : la foi n'est pas la haine ; la force n'est pas la cruauté ; le courage n'est pas l'orgueil. En plein XIXᵉ siècle, alors que les passions identitaires déchirent les peuples, Abdelkader affirme une fraternité humaine active, concrète, risquée. Il n'a pas "condamné" un massacre : il l'a empêché.

L'Emir Abdelkader, une admiration internationale

Une admiration internationale, des distinctions venues du monde entier : La réaction internationale à son action à Damas fut immense. L'Émir Abdelkader devint, aux yeux de nombreux observateurs, un symbole d'humanité et de noblesse. Les hommages et décorations qui lui furent attribués témoignent de cette reconnaissance mondiale.
Parmi les plus célèbres :
-Napoléon III lui décerne le grand cordon de la Légion d'honneur.
-Le Pape le décore de l'Ordre de Pie IX.
-Les États-Unis, à travers Abraham Lincoln, lui offrent deux pistolets incrustés d'or (cadeau hautement symbolique à l'époque).
-La Reine d'Angleterre lui remet un fusil à deux canons incrusté d'or.
-La Russie lui attribue la Grande Croix de l'Aigle Blanc.
-La Prusse : la Grande Croix de l'Aigle Noir.
-La Grèce : la Grande Croix du Sauveur.
-L'Empire ottoman : le Medjidié de 1ère classe.
Ces distinctions ne sont pas de simples ornements. Elles disent une chose essentielle : Abdelkader n'était pas perçu comme une figure locale, mais comme un homme de portée universelle. Même ceux qui n'avaient pas partagé son combat reconnaissaient sa hauteur morale.

L'Emir Abdelkader, un véritable héros 

Un héros véritable ne demeure pas seulement dans les livres : il s'inscrit dans les villes, dans les places, dans les monuments, dans les noms transmis. La mémoire de l'Émir Abdelkader s'incarne ainsi à travers des places, des bustes et des statues qui lui rendent hommage, rappelant à chaque passant qu'il exista un homme capable d'allier puissance et vertu.
Cette présence symbolique traverse les frontières. Elle résonne aussi dans un fait remarquable : une ville américaine porte son nom, "El Kader" (Iowa); la seule ville américaine portant le nom d'un musulman. Qu'un nom algérien et musulman devienne un nom de ville aux États-Unis au XIXᵉ siècle est en soi un signe : Abdelkader avait déjà conquis ce que peu obtiennent, l'estime durable de l'étranger.

L'Emir Abdelkader, un exemple

Notre époque manque de figures capables de réunir ce qu'Abdelkader incarnait naturellement : l'élévation intellectuelle, la discipline morale, la maîtrise de soi, le sens du bien commun. Son exemple rappelle que la grandeur n'est pas dans la brutalité, mais dans la capacité à résister sans se corrompre, à gouverner sans humilier, à protéger sans discriminer.

L'Emir Abdelkader, Un repère 

L'Émir Abdelkader apparaît alors non comme un homme du passé, mais comme un repère. Un repère pour penser la dignité humaine. Un repère pour comprendre que la foi peut être une source de miséricorde. Un repère pour réconcilier force et justice.
Abdelkader, Force et Admiration 
Glorifier Abdelkader, ce n'est pas embellir une biographie : c'est reconnaître une vérité rare. Il a forcé l'admiration du monde parce qu'il a prouvé, par ses actes, qu'un homme peut être à la fois chef, savant et humaniste et que la noblesse, lorsqu'elle est authentique, devient un langage universel.
Maël Assal. #algerie #EmirAbdelkader #usa #mexico #france #moscow #buenosaires #caracas

samedi 17 janvier 2026

Nour Bouchta, contre la colonisation

Nour Bouchta est un Algérien connu pour avoir été l'un des trois condamnés à mort exécutés en 1909 dans l'affaire dite du « crime de Bossuet », sous la colonisation française en Algérie. 

Il est présenté dans la presse de l'époque comme un journalier impliqué dans l'assassinat de l'inspecteur des forêts Dubois et du brigadier Barbier, tués dans la forêt de Daya en 1906.

Contexte historique

L'affaire se déroule dans l'Algérie coloniale, dans la région de Sidi Bel Abbès /  actuelle Bouhanifia ( bossuet coloniale)  à la fin des années 1900.

Nour Bouchta et deux complices (Cheikh ould Cheikh et Mohamed ben Slimane) sont condamnés pour la mort de deux fonctionnaires forestiers français, Dubois et Barbier, le 16 septembre 1906.

Condamnation et exécution

Après un premier arrêt cassé, le procès est rejugé et la condamnation à mort est confirmée, l'exécution ayant lieu le 28 juin 1909 à Bossuet, sur la place de l'église.
Les récits de presse décrivent une triple exécution à la guillotine, très médiatisée dans les journaux illustrés français de l'époque ( comme une sorte de rituel festif de l'offrande d'indigènes pour la sainte colonie).

Rôle de Nour Bouchta dans l'événement

Les articles soulignent particulièrement la figure de Nour Bouchta, qui aurait harangué la foule, enchaîné, avant de monter à l'échafaud, s'adressant à la fois aux Européens et aux indigènes musulmans présents.
C'est comme une continuité de la lutte anti-coloniale qui n'a jamais cessée. Comme s'il était déjà  l'un des precurseurs du mouvement de libération de 1954.  
Dans ces récits, il est décrit comme défiant, dénonçant les colons et appelant ses « frères » musulmans à ne pas laisser ces exécutions sans vengeance, ce qui marque les témoins comme une scène « d'un tragique intense ».
Les inspecteurs forestiers etaient des executants  d'un  systeme coloniale spoliateur  (voleur) des ressources, des terres, des forets. 


mercredi 14 janvier 2026

Relizane, histoire et memoire

Le village de Graba  à Relizane désigne en réalité un très ancien quartier populaire de la ville, considéré comme l'un de ses noyaux historiques et le plus vieux quartier de Relizane.

 Il est aussi appelé El Guerraba ou El Graba dans l'usage local.

Situation géographique

Graba/El Guerraba se trouve dans la ville de Relizane, chef‑lieu de la wilaya du même nom dans le nord‑ouest de l'Algérie. Relizane est située dans la plaine agricole de la Mina, sur les rives de l'oued Mina, ce qui explique le développement historique de quartiers comme Graba autour du centre urbain.

Nature du quartier

Graba est décrit comme le plus ancien quartier de Relizane, formé à l'origine en périphérie de la ville coloniale au XIXᵉ siècle et habité par des familles ouvrières venues des tribus environnantes.
Ce quartier a conservé un caractère populaire, avec une forte identité locale, souvent mis en avant dans des pages et groupes locaux (photos anciennes, souvenirs, vie de quartier).

Rôle historique

Le secteur appelé autrefois pat la colonisation  « village nègre » (Village nègre / El Guerraba) a été le théâtre de violents événements pendant la guerre de libération, notamment un horrible siège colonial en août 1958. Plus largement, Relizane (et donc ses vieux quartiers comme Graba) s'inscrit dans une région occupée depuis l'époque numide et romaine, puis ottomane, avant la période coloniale française.

Insurection des Flittas

Le fortin historique de Relizane, connu comme le "fortin actuel" ou bordj d'Ighil Izane, se trouve à proximité immédiate d'El Graba, au cœur du centre-ville de Relizane.
Ce poste fortifié, construit sur une butte isolée au milieu de la plaine de la Mina, servait de redoute militaire française dès les années 1840-1850. Il marque l'origine de la ville moderne, fondée par décret impérial en 1857 sur son emplacement précis, et fut le refuge des colons lors de l'insurrection des Flitas en 1864.

Soulevement contre la barbarie 

L'insurrection des Flittas, également appelée révolte de Sidi Lazreg Belhadj, fut un soulèvement majeur des tribus Flittas et alliées contre la barbarie de la colonisation française en Algérie occidentale en 1864.
Contexte et causes
Déclenchée le 11 mars 1864 dans la région de Rahouia (près de Relizane), elle résulta du mécontentement face au Sénatus-consulte de 1863, qui volaient les terres tribales au profit des colons. 
La tribu des Flittas, pour se defendre du vol de ses terres,  s'unit aux Beni Ouragh sous la direction du chef prestigieux  Sidi Lazreg Belhadj.

Déroulement des événements

Mars-mai 1864 : Attaques initiales sur les colonisateurs et mes postes coloniaux ; ceux-ci se réfugient dans le fortin, tandis que d'aitres sont ties dans la bataille  (ex. ferme Cazalis, rebaptisée "Résistance").
Juin 1864 : Siège de Relizane le 1er juin ; destruction des environs ; le colonel Lapasset, aidé du général Rose, force sans pitie  le blocus en detruisant sans retenu. Sidi Lazreg est tué par obus à Dar Ben Abdallah le 5 juin.
Juillet 1864 : Si Abdel Aziz prend le relais, mais les Français (Lapasset, Liébert) mènent des opérations de destructions massives contre tous ce qui est ou appartient aux locaux. Ils brulent,  massacres, incendies, récoltes, habitations, animaux domestiques. Massacre atroce des  femmes, enfants et hommes  aboutissant à l'anéantissement  des vies fin juillet.

Conséquences

La révolte est écrasée après quatre mois de massacres d'une horrible  violence coloniale animale, avec destruction di village, pillage, terreur coloniale , exil des leaders survivants en Corse et amnistie partielle ( du peu de reste humain des massacres coloniaux) par Napoléon III lors de sa visite à Relizane en 1865. Elle marqua les mémoires locales et freina temporairement la colonisation agricole dans la plaine de la Mina.(wik)

mardi 30 décembre 2025

Relizane, Perle Verte du Nord-Ouest Algérien


Relizane, écrin vert du nord-ouest algérien


Au cœur d'une plaine fertile bordée de collines douces, la wilaya de Relizane invite à une immersion dans un Algérie rurale authentique, entre vergers d'oliviers, rivières paisibles et sites antiques chargés d'histoire. Cette région agricole prospère, arrosée par l'Oued Mina et le barrage de Mekhatria, séduit par ses balades champêtres, ses produits du terroir et son patrimoine romain, phénicien et turc disséminé à Mazouna, Ammi Moussa et El Kalaâ.

Relizane, Vestiges antiques et ksours mystérieux


Explorez les ruines de Kaoua, un ancien latifundium romain classé monument historique, ou le site archéologique de Mina avec son pont antique, témoins d'une occupation millénaire. La forteresse d'El Kalaâ et la grotte préhistorique d'El Retaimia à Oued Rhiou dévoilent des strates fascinantes, tandis que les ksours et maisons en pisé des bourgades rurales évoquent un passé berbère vivant.

Relizane, Nature généreuse et plaisirs simples


Flânez le long des rives boisées de l'Oued Mina pour observer oiseaux migrateurs et faune locale, ou randonnez dans les collines verdoyantes idéales pour pique-niques et écotourisme accessible. Hammam El Baraka offre des bains thermaux régénérants, et les jardins comme celui de Jasmin à Relizane invitent à la détente, complétés par des marchés d'artisanat en bois, cuir et tissage berbère.

Relizane aux saveurs locales et fêtes animées


Dégustez tajines aux légumes frais, pains cuits au feu de bois et huiles d'olive dans les fermes locales, lors de mariages traditionnels ou fêtes populaires rythmées par la musique régionale. Sidi Mhamed Benaouda et les mosquées anciennes comme Masjid El Attik ajoutent une touche spirituelle à ces expériences conviviales.

Découvrir la wilaya de Naama


Naâma, joyau sauvage des hauts plateaux algériens


Perchée à plus de 1 000 mètres d'altitude dans le sud-ouest de l'Algérie, la wilaya de Naâma séduit par ses paysages grandioses mêlant steppes infinies, dunes pré-sahariennes et chaînes de l'Atlas saharien culminant à 2 200 mètres au Djebel Mekfer. Cette région frontalière avec le Maroc, au climat aride extrême, abrite un patrimoine touristique riche en sites archéologiques, naturels et historiques, attirant chaque année des milliers de visiteurs en quête d'écotourisme et d'aventure authentique.


Naama, Trésors préhistoriques et gravures rupestres fascinantes


Plus de 2 000 gravures rupestres parsèment les plateaux, témoignant d'une occupation humaine millénaire, tandis que les sites de dinosaures à Rouis El Djir révèlent des fossiles datant de 175 millions d'années, formant un musée paléontologique à ciel ouvert. Les vieux ksours d'Assela, Moghar, Sfissifa et Tiout, vestiges architecturaux berbères, invitent à l'exploration de villages fortifiés chargés d'histoire.

Naama, Oasis verdoyantes et dunes spectaculaires


L'oasis de Tiout, avec ses palmeraies luxuriantes et cascades, offre un contraste rafraîchissant au désert environnant, tout comme celles de Moghrara et Assela. La gigantesque dune de Mekther et celle d'Aïn Sefra captivent les amateurs de sable et de couchers de soleil épiques, complétés par la source thermale d'Aïn Ouarka pour des bains régénérants.

Naama, Patrimoine historique et spirituel vivant

La Kalaâ de Cheikh Bouamama, forteresse emblématique de la résistance anticoloniale, et la tombe d'Isabelle Eberhardt à Aïn Sefra évoquent un passé tumultueux. Les fêtes locales comme celle de Sidi Ahmed Medjdoub animent la région, tandis que la faune sauvage – hyènes, coyotes, vautours – et la flore endémique enrichissent les randonnées dans les vallées verdoyantes.

lundi 29 décembre 2025

Cherif Boubeghla et Cheikh Bouziane, deux icônes de la résistance contre l’occupation française


Mohammed Lamjad ben Abdelmalek, dit Chérif Boubeghla, et Ahmed Bouziane dont les crânes seront rapatriés, avec 22 autres,  sont deux icônes de la résistance populaire contre l'occupation française.
Leurs têtes ont été prises comme des trophées de guerre avant d'atterrir dans les réserves du musée de l'Homme à Paris où elles sont « conservées » depuis un siècle et demi.


Né en 1820, Chérif Boubeghla a été l'initiateur d'une révolte populaire, qui porte son surnom, contre la colonisation française dans la région du Djurdjura, en Kabylie. Une révolte qu'il dirigea, jusqu'à sa mort, le 26 décembre 1854. Vers 1850, il s'est établi à la Kalâa des Beni Abbès.


En mars 1851, il a attaqué Azib Chérif Benali, chef de la zaouia d'Ichellaten et Bachagha aux ordres des Français. Défait lors d'une deuxième attaque sur Ichellaten, Chérif Boubeghla s'est replié sur le aarch des Ath Mellikeche (W.Bejaia).

Il a harcelé sans cesse la soldatesque coloniale avant d'être contraint de se replier vers le nord du Djurdjura, où de nouvelles tribus se sont joints à sa cause.

Chérif Boubeghla a réussi à défaire un détachement de l'armée française dans un affrontement près de Boghni (en Kabylie), le 18 août 1851. A la suite de cette défaite, une expédition française a opéré pendant un mois sous les ordres du général Pélissier, pour tenter de réduire les insurgés.

Après son retour à Ath Mellikech, il a étendu son action vers la Kabylie côtière si bien que le 25 janvier 1852, une colonne française de trois mille fantassins est nécessaire pour rouvrir la route entre El Kseur et Béjaïa.

En juin de la même année, il a été blessé à la tête, pendant un combat qui a eu lieu au village Tighilt Mahmoud (près de Souk El Tenine).

En 1853, il a réussi à relancer le mouvement de résistance. Mais, le gouverneur de la région d'Azzaga, en Kabylie, le général Randon, monte une expédition à la mi-1854, pour mater la tribu des Ath Djennad, soutien de Boubaghla.

A la suite de la prise du village d'Azib, l'assaut est donné aux Ath Yahia. Après quarante jours d'escarmouches, l'opération coûte au général Randon, 94 soldats tués et 593 blessés.

Cherif Boubaghla, blessé, quitte alors la région pour retourner à Ath Mlikeche, où il reprend son travail d'organisation. Il parvient entre autres à s'allier à Lalla Fatma N'Soumer.

En 1854, après avoir été dénoncé, il est poursuivi par les frères Mokrani qui s'étaient alliés aux Français. Sa tête fut tranchée alors qu'il était encore en vie.

Quant à Cheikh Bouziane, celui-ci fut le chef de la révolte de l'oasis des Zaâtchas, qui a tenu en échec deux mois durant l'armée française dans ce qui fut l'un des combats les plus meurtriers de la conquête de l'Algérie.

Le 26 novembre 1849, la population en paya le prix. La victoire des troupes françaises donna le signal d'un massacre général : un millier d'hommes, de femmes et d'enfants périrent, achevés à la baïonnette.

Les têtes de Cheikh Bouziane, de son fils et celle de Si Moussa Al-Darkaoui furent empalées et exposées, d'abord dans le camp militaire des Zaâtchas, puis à Biskra, pour « convaincre les sceptiques de leur mort et servir d'exemple à ceux qui essaieraient de les imiter ».

#VUTXEDMIT BILAL N TH L'MOUHOUB

vendredi 26 décembre 2025

Bou Saada: oasis au cœur du désert, porte d’un autre Algérie

 Bou Saada vous ouvre ses oasis et ses horizons secrets

Imaginez un endroit où le désert cède doucement la place à des oasis verdoyantes. À Bou Saada, chaque pas raconte une histoire: des ruelles où l’artisanat perpétue des traditions anciennes, des murs où s’entrelacent l’architecture locale et les couleurs du ciel sahélien, et des paysages qui changent au rythme du vent.

  • Découvrez Bou Saada, porte d’entrée vers les oasis cachées et les paysages sahéliens, où l’agro-pastoralisme rencontre un patrimoine riche et une culture authentique.

Au fil de votre visite, vous découvrirez l’âme d’un terroir où l’agro-pastoralisme se mêle à un patrimoine vivant. Les marchés colorés invitent à goûter des saveurs locales, tandis que les oasis offrent des coins de fraîcheur et des tableaux naturels à couper le souffle. Authentique et accueillante, la commune se transforme en véritable étape pour les voyageurs en quête d’authenticité et de rencontres humaines.

  • Bou Saada: où le désert murmure des oasis

Bou Saada, c’est aussi un point d’entrée vers les paysages sauvages du désert environnant, idéal pour des randonnées paisibles ou des escapades photographiques capturant le ballet des lumières au crépuscule. En visitant Bou Saada, vous soutenez directement les communautés locales et participez à la préservation d’un patrimoine culturel et naturel unique.

lundi 22 décembre 2025

Pourquoi les boulangers en Algérie sont souvent de Jijel ??

Pourquoi la majorité des boulangers en Algérie sont-ils souvent originaires de Jijel ??  La réponse est dans l'histoire... Une vieille histoire de combat, d'amour et de pain  ! 


A l'arrivée des  Ottomans à Jijel au début du 16ème siècle, pour aider ledjwadjla (les jijéliens) à chasser les Génois de leur ville, les frères Oroudj et Khair-Eddine , vécurent pendant quelques années dans la région  ! 

Cela, dit-on, a duré cinq ans au moins pour l'un des deux frères qui avait épousé une jijélienne. Il avait élu domicile dans les montagnes de la banlieue… 

Les turcs et le Jijeliens ont organisé, ensembles, une campagne pour libérer la bonne ville de Jijel,  ils ont ensuite entrepris de libérer la ville de Bejaia alors occupée par les espagnols, et par la suite, par libérer Jazaïr Beni Mezghenna (Alger) vers 1529 et changer ainsi le cours de l'histoire ! 


Une fois installé au pouvoir, au palais de la Djenina (actuelle place des Martyrs), Khair-Eddine Barberousse a tenu à récompenser et à honorer les jijéliens qui furent ses grands alliés dans l'entreprise victorieuse  !! 

Il décida d'accorder aux Jwajla le monopole de la production du pain du Beylik. Autrement dit, le pain destiné aux institutions de l'Etat : armée, palais royal… La vente du pain au détail avait quand a elle était dévolue aux mozabites… 


C'est ainsi que débuta une longue histoire d'amour entre les Jijeliens et la boulangerie. Une histoire qui se poursuit avec des hauts et des bas depuis quelques décennies  !!



dimanche 21 décembre 2025

Plein sud , au cœur du Sahara algérien



Le Chott Oum Raneb, près de Ouargla, défie toute logique désertique. Entouré de dunes dorées, ce lac salé permanent constitue une oasis de vie au milieu de l'aridité. 
Chaque année, des milliers d'oiseaux migrateurs font escale ici, suivant les grandes routes migratoires entre l'Afrique et l'Eurasie. 
Les flamants roses déploient leur plumage éclatant tandis que les échasses blanches s'affairent à nicher. Canards siffleurs, tadornes casarca, foulques macroules et hérons cendrés transforment ce désert en véritable sanctuaire ornithologique.
Depuis 2003, le site figure sur la liste Ramsar des zones humides d'importance internationale.

Plus au sud-ouest, la Sebkha de Kerzaz offre un spectacle similaire. Cette vaste plaine saline, vestige d'un ancien lac alimenté par l'Oued Saoura, accueille une vingtaine d'espèces d'oiseaux migrateurs.

Ces deux sites prouvent que le Sahara recèle des trésors insoupçonnés, des refuges vitaux pour la biodiversité mondiale.

Je ne sais pas si c'est la découverte archéologique la plus étrange : 
Les gravures du site de Sefar dans le massif montagneux Tassili n'Ajjer dans le sud algérien considéré par les spécialistes comme le plus beau musée en plein air préhistorique du monde. 
Situé sur un vaste plateau au sud est du Sahara algérien, aux confins de la Libye, du Niger et du Mali, et couvrant une grande superficie, le Tassili abrite une densité exceptionnelle de peintures et de gravures qui décrivent l'évolution de la vie animale et humaine aux abords du Sahara de 10 000 ans av JC aux premiers siècles de l'ère actuelle. 
Dans le Tassili, on compte (sans doute y en a t il plus) plus de 15 000 peintures et gravures sur des parois rocheuses exposées, des images d'animaux sauvages et domestiques, d'êtres humains, de dessins géométriques, de textes anciens et de créatures mythiques, telles que des hommes avec des têtes d'animaux  et autres. Le parc national du Tassili n'Ajjer a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1982. 
Sefar se trouve à quatre heures de marche de l'oued de Tamrit. C'est une randonnée courte, mais difficile et spectaculaire à travers des allées de piliers de pierre. Sefar possède certaines des peintures les plus célèbres du parc du Tassili, sur plusieurs périodes, des scènes de bataille, des archers, des antilopes, des girafes, des masques.  Sa plus célèbre gravure doit etre le Grand visage de Sefar, une figure à cornes au look diabolique, s'élevant bien au dessus des autres, elles sont aussi intrigantes. 
( sources: Facebook, Algerie pays du soleil et de beauté). 
#algerie #nature #pink #sahara

samedi 20 décembre 2025

L’Algérie antique, berceau de grandes civilisations



L’Algérie avant l’Algérie : 

Royaumes, empires et cités

L’Algérie est un véritable musée à ciel ouvert. Elle abrite la plus forte concentration de sites romains en Afrique du Nord, ce qui en fait le deuxième territoire au monde après l’Italie en termes de richesse en vestiges antiques.

Quand l’Algérie était le cœur de l’Afrique antique

À ce patrimoine exceptionnel, il conviendrait d’ajouter des sites tels que Dellys, Tigzirt et Tiklat. Concernant Béjaïa, une mise en lumière plus approfondie de son site archéologique serait souhaitable, notamment à propos des fouilles qui restent encore à entreprendre.

Algérie : un trésor archéologique d’envergure mondiale

Il est également indispensable de mentionner Hippone, le plus important site romain d’Algérie, célèbre pour la basilique antique de Saint Augustin. De même, l’un des hauts lieux de la civilisation romaine en Afrique du Nord ne doit pas être oublié : Iol-Caesarea, l’actuelle Cherchell, qui fut érigée en capitale romaine.

Entre oubli et renaissance : les trésors archéologiques algériens

À ces sites s’ajoute Siga, capitale du royaume des Massaessyles en Numidie occidentale, dont le territoire s’étendait de l’oued Moulouya à Cirta (Constantine). Ce royaume était dirigé par l’Aguellid Syphax, grand chef ayant régné vers 203 av. J.-C., avant d’être trahi par Massinissa.

Entre oubli et renaissance : les trésors archéologiques algériens

Il manque également Tébessa, remarquable par la conservation de ses remparts, de son arc de triomphe et de nombreux autres vestiges, ainsi que les ruines du palais des frères Ammi Moussa à Ramka (wilaya de Relizane) et les pyramides de Tiaret.

Un patrimoine plus vaste que l’imaginable

Enfin, il est essentiel de rappeler qu’au-delà des villes romaines, de nombreuses cités numidiennes existaient bien avant l’arrivée de Rome et restent souvent absentes des présentations patrimoniales. Face aux destructions, aux bombardements et à la barbarie coloniale, la survie de ces vestiges jusqu’à aujourd’hui relève d’un véritable miracle historique et patrimonial


#algerie #travel #archaeology

jeudi 18 décembre 2025

Le 18 décembre, Journée mondiale de la langue arabe


La Journée mondiale de la langue arabe est célébrée chaque année le 18 décembre, et ce, depuis 2012.

 
Cette date coïncide avec le jour où, en 1973, l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté l'arabe comme sixième langue officielle de l'Organisation, aux cotés du Chinois, l'Anglais, le Français, le Russe et l'Espagnol. Cette résolution a été adoptée avec le soutien de nombreux pays arabes.


L'ONU, reconnaît par là même, son histoire et la richesse de ses liens avec d'autres langues. Cette langue qui a joué le rôle de vecteur dans la diffusion de la connaissance, en traduisant et commentant  les  sciences et philosophies grecques et romaines, et en les répandant, en Europe de la Renaissance. Elle  a permis un dialogue des cultures le long de la route de soie,  dans le vieux monde, et au sein de l'Empire où elle a régné sur des siècles.


En rajoutant l'arabe, comme langue officielle, l'Organisation des Nations unies,  reconnaissait  son importance dans toute  la diversité de ses formes, classiques ou dialectales, de son expression orale, passant par son expression écrite artistique  à la calligraphie poétique, et récemment au calligraffiti,  la langue arabe a donné naissance à une esthétique fascinante, dans des domaines aussi variés que, l'architecture, la poésie, la philosophie et la chanson. Elle donne accès à une incroyable variété d'identités et de croyances. (Plus de 440 millions personnes).


L'Algérie, a quant à elle, joué un rôle important dans la promotion de cette langue aux Nations Unies. Le Président algérien Houari BOUMEDIENE a été un fervent  défenseur de son utilisation en tant que langue officielle .

samedi 13 décembre 2025

Les 7 incontournables de Constantine

Voici les 7 lieux et sites incontournables à visiter absolument à Constantine pour un touriste :

1) Pont Sidi M'Cid

Le pont Sidi M'Cid est le symbole le plus emblématique de Constantine. Ce pont suspendu offre une vue spectaculaire sur les gorges du Rhummel et la ville, et constitue une étape incontournable pour tout visiteur. Son architecture impressionnante et son histoire riche en font un lieu unique à découvrir.

2) Pont Sidi Rached

Le pont Sidi Rached est un viaduc imposant, considéré comme l'un des plus grands ponts en maçonnerie du monde. Il traverse les gorges du Rhummel et offre un panorama exceptionnel sur la ville et ses environs. Ce monument est à la fois une œuvre d'art et une prouesse technique.Pont du Diable

3) Le pont du Diable

C' est un pont piéton historique, célèbre pour le bruit des eaux qui coulent en contrebas. Il permet d'accéder au chemin des touristes et offre une expérience immersive dans l'atmosphère ancienne de la ville.

4) Casbah de Constantine

La Casbah de Constantine est la vieille ville historique, un véritable labyrinthe de ruelles, de boutiques et de bâtisses anciennes. Elle est le cœur du patrimoine local et offre une immersion totale dans l'histoire et la culture constantinoise.

5) Mosquée de l'Émir Abdelkader

La mosquée de l'Émir Abdelkader est une mosquée moderne et majestueuse, pouvant accueillir jusqu'à 15 000 personnes. Elle est un emblème religieux et architectural de la ville, et vaut le détour pour son architecture imposante et son intérieur richement décoré.

6) Palais Ahmed Bey

Le palais Ahmed Bey est un ancien palais ottoman, témoin de l'histoire impériale de Constantine. Il offre une architecture remarquable et permet de découvrir le mode de vie des souverains d'autrefois.

7) Musée national de Cirta

Le musée national de Cirta regorge de vestiges romains et numides, offrant une plongée passionnante dans l'histoire ancienne de la région. C'est un lieu incontournable pour les amateurs d'archéologie et d'histoire.

Ces sites offrent un mélange unique d'histoire, d'architecture et de paysages naturels exceptionnels, faisant de Constantine une destination inoubliable. 

5 sites incontournables à visiter dans chacune des wilayas de Mostaganem et Mascara

Voici 5 sites incontournables à visiter dans chacune des wilayas de Mostaganem et Mascara, pour un touriste souhaitant découvrir le meilleur de chaque région.

Mostaganem

1)Plage Hajj : L'une des plus belles plages de la wilaya, idéale pour la baignade et la détente.
2)Phare du Cap Ivi : Site historique offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la mer et la ville.
3)Mostaland Parc : Parc d'attractions familial avec manèges, espaces aquatiques et restaurants.
4)Mosquée de Tobana : Vestige ottoman et lieu de culte emblématique, symbole du patrimoine local.
5)Quartier de Tgditt : Vieille ville historique, cœur de la Casbah et des traditions.

Mascara

1) Citadelle de Mascara : Ancienne forteresse offrant une vue imprenable sur la ville et témoignant de l'histoire locale.
2) Mosquée El Kébir : Grande mosquée historique, emblème religieux et architectural de la ville.
3)Vallée de la Macta : Site naturel exceptionnel, parfait pour les balades et la découverte de la faune et de la flore.
4) Musée régional de Mascara : Découverte du patrimoine historique et culturel de la région.
5) Forêt de Canastel : Vaste forêt aux alentours, idéale pour la randonnée et l'exploration de la nature.

Ces sites offrent un équilibre entre nature, patrimoine et loisirs, et sont unanimement recommandés pour un séjour riche et varié dans chaque wilaya.


mercredi 10 décembre 2025

Algerie, un grand pays producteur ouvert a l'international

Plusieurs marques internationales et locales produisent leurs articles en Algérie, notamment dans les secteurs du textile, de la cosmétique et de l'alimentaire. 

Parmi les marques internationales qui fabriquent désormais en Algérie, on retrouve Zara, Celio, Okaidi, LC Waikiki et Decathlon, grâce à des partenariats avec le complexe textile Tayal. 
Pour les produits alimentaires, des marques comme Palmary, Bimo, Ifri, Mama, Walid Cheese et Soumam sont connues pour leur production locale.

Dans le domaine des cosmétiques, les marques algériennes Venus, Flux, Swalis, Garranso Mino et Laboratoires Venus sont très présentes sur le marché et appréciées pour leur qualité et leur rapport prix. 

En électronique, Condor est une marque algérienne reconnue pour la fabrication d'appareils électroménagers et d'équipements électroniques.
Ces marques illustrent la diversité de la production algérienne et l'essor des partenariats avec des acteurs internationaux dans plusieurs secteurs.

Quelques entreprises algériennes présentes à Empack Algérie 2025

Voici un résumé de la production de quelques entreprises algériennes présentes à Empack Algérie 2025 :

FADERCO : Leader algérien de l'hygiène corporelle, FADERCO fabrique des produits d'hygiène pour bébés, adultes et femmes, ainsi que des articles en papier et des masques de protection respiratoire (masques chirurgicaux et FFP2). L'entreprise dispose d'une unité de production de papier à Sétif et s'engage dans la réduction des déchets d'emballage, en utilisant principalement du carton et du plastique pour ses conditionnements.

SARL Komplexo : Cette entreprise propose des solutions d'emballage et de conditionnement, notamment des machines et équipements destinés à l'industrie alimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Elle intervient dans la conception et la fourniture de systèmes automatisés pour l'emballage industriel.

Pixelio : Spécialisée dans l'impression et la personnalisation d'emballages, Pixelio propose des services d'impression numérique, de marquage et de personnalisation pour les secteurs de l'alimentaire, de la cosmétique et de l'industrie.

Ces entreprises algériennes sont reconnues pour leur expertise dans la production d'emballages, la gestion des déchets liés à l'emballage, et l'innovation technologique dans le secteur industriel.

Salon Empack Algérie 2025

Le salon Empack Algérie 2025 est la première édition du salon international dédié au packaging primaire et secondaire en Algérie.

 Il se déroulera du 9 au 11 décembre 2025 au Palais des Expositions SAFEX d'Alger, et rassemblera les principaux acteurs du secteur de l'emballage, de l'impression et de la logistique. 
Informations clés.
Dates : 9 au 11 décembre 2025.

Lieu : SAFEX (Palais des Expositions), Alger.

Thèmes abordés : technologies, matériaux, composants d'emballage, innovation, durabilité, automatisation, services liés à l'emballage et à la logistique.
Public cible : professionnels du packaging, designers, responsables marketing, industriels, prestataires de services, etc..
Activités et opportunités:
Le salon propose des espaces d'exposition, des conférences, des ateliers, des démonstrations en direct, ainsi que des opportunités de networking et de partenariats stratégiques
Il est organisé en parallèle avec d'autres salons industriels (SINAA Expo Industries et Secura Algérie), permettant un accès croisé aux visiteurs professionnels
.Accès et inscription : L'inscription est gratuite pour les visiteurs professionnels, et une application dédiée est disponible pour faciliter la planification du salon, la prise de rendez-vous et la personnalisation de l'agenda.

dimanche 7 décembre 2025

Molinari Oumelkheir, dite Leïla (son nom de guerre) militante algérienne d'origine italienne, elle tombe au champ d'honneur en 1959.

Molinari Oum El Kheir, dite Leïla

Son grand-père paternel, Giacomo Molinari (1814-1908), est un immigré italien arrivé en Algérie en 1854. Architecte de profession, il participe à la reconstruction de la vieille ville de Laghouat, ravagée par l'armée coloniale française lors du siège de 1852. 

Mére algérienne et père converti

Apprécié des autochtones, il se convertit à l'islam et épouse une Algérienne avec qui il a quatre enfants : 3 filles et un garçon du nom de Mohamed. Dans les années 1920, ce dernier quitte Laghouat pour s'établir à Alger, où Oumelkheir naît le 26 février 1937. Elle se rallie à la révolution, rejoint le FLN et participe à la bataille d'Alger au début de l'année 1957. 

Chahida de la 1ere heure 

Après le démantèlement du réseau d'Alger, elle rejoint une katiba de la Wilaya IV (Algérois) à la mi-1957 et passe à la Wilaya V (Oranie) fin 1958 et y reste jusqu'à sa mort lors de la bataille d'Aïn Fekan (Mascara) en 1959. Son frère cadet, Smaïn Molinari, est assassiné par l'OAS en 1961 à Alger. 
Une rue porte son nom à Bab El Oued (Alger).


samedi 6 décembre 2025

Le véritable sens du Travail d'Arabe

Il fut un temps…le Calife Haroun El Rachid

Il fut un temps où le grand Charlemagne, le grand et proche amis des musulmans, l'empereur des Francs ancêtres des français, sollicita des plus érudits de ses serviteurs une tâche des plus ardues: réparer la merveilleuse clepsydre que le Calife Haroun El Rachid, dans un geste d'amitié et de diplomatie, lui avait gracieusement offerte. La complexité de l'œuvre dépassait l'entendement de ses savants qui, accablés, confessèrent à leur souverain l'impossibilité de mener à bien une telle entreprise, proclamant humblement devant lui: 

"Ceci est une œuvre arabe, Sire, bien au-delà de nos capacités."

Dans les époques reculées, traversant les siècles et les années , le fameux et désormais dévalorisant adage "travail arabe" résonnait à travers l'Europe aujourd'hui  suffisante et arrogante comme l'éloge d'un ouvrage exécuté avec une minutie sans pareille, une précision inégalée et une finition parfaitement exemplaire. Cette expression élogieuse était un hommage rendu à la finesse et à l'expertise des artisans et des grands esprits arabes et musulmans , maîtres incontestés et incontestables dans l'art de combiner majestueusement esthétique et fonctionnalité.

Civilisation louée pour son excellence 

Cependant, au fil du temps, les vents de la perception ont tourné, emportant avec eux l'honneur jadis attaché à cette locution. De nos jours, "travail arabe" est paradoxalement devenu synonyme d'un labeur expédié sans soin, marqué par la négligence et l'imperfection, une transformation sémantique qui déshonore l'héritage d'une civilisation autrefois louée pour son excellence et son raffinement.

La première Algérienne

Arbia Benyahia, première femme pilote de chasse de l'Armée de l'air algérienne, s'est éteinte à Alger, à l'âge de 68 ans. Né...