vendredi 22 mars 2019

Quand la France pilonnait l'Algérie pour lui interdire son drapeau

 Qui connaît vraiment l'histoire du drapeau tricolore algérien ? Il est de toutes les manifestations qui défient le pouvoir de Bouteflika, mais l'étendard vert, blanc, rouge est surtout à la racine du massacre de Sétif, le 8 mai 1945.
Depuis le 16 février que s'est ébranlé en Algérie le vigoureux mouvement contre la confiscation du pouvoir par Abdelaziz Bouteflika et pour l'avènement d'une véritable démocratie algérienne, un fil conducteur frappe l'oeil : toutes ces images qui souvent se ressemblent sont massivement souriantes, jeunes à l'image d'un pays dont 29% de la population a moins de 15 ans, et mélangées là où, dans les années 90, hommes et femmes faisaient cortèges séparés.
Mais si ce fil conducteur imprègne autant la rétine, c'est parce qu'il est aussi colorimétrique : ces images sont toutes frappées du vert, blanc, rouge, le tricolore algérien du drapeau national.
Algérie : le régime se fissure-t-il ?
Bien sûr, ce drapeau n'avait pas complètement disparu du paysage. Sa présence était par exemple évidente dans les stades de foot, en Algérie comme en France. Ainsi, la presse a régulièrement jugé bon de s'intéresser sur la compatibilité de deux loyautés : des supporters de l'OM, du PSG voire de l'équipe de France, pouvaient trouver possible d'arborer un drapeau algérien en même temps que supporter leur équipe d'élection ?
Mais ce que racontent aussi bien ces deux fanions customisés en une paire d'ailes prometteuse, ce drapeau XXL qui prend la rue dans toute sa largeur ou tous ces étendards transformés en foulard ou en cape, c'est une réappropriation du tricolore national (au-delà de l'esthétique glamour). C'est aussi par ce drapeau sorti du placard, dont la genèse n'est pas si connue et dont la paternité fait polémique en Algérie, que le mouvement est ne.
Car l'histoire de l'étendard national nous plonge dans l'histoire déchirée (et déchirante) des mouvements de lutte pour l'indépendance. Des mouvements qui ont payé cher de s'affronter à la puissance coloniale française.
L'histoire du drapeau algérien est inséparable de ce qu'on a appelé "le massacre de Sétif". L'épisode est aussi documenté par les historiens qu'il est au fond mal connu des Français en général : le nom est resté dans les mémoires comme un repère flous. On dit "le massacre de Sétif" mais en fait, on devrait plutôt dire "les massacres de Sétif, Guelma et Kerrata" car la secousse fut régionale. Les trois villes de Kabylie sont situées à l'Est d'Alger, mais il y a quand même près de cinq heures de route entre Sétif et Guelma, en passant par Constantine. Comptez beaucoup plus à l'époque, lorsque, le 8 mai 1945, l'armée française matera un début d'insurrection .
Ce jour-là, les cloches à Sétif sonnent pour annoncer la fin officielle de la Seconde guerre mondiale et la victoire sur le nazisme. La population d'Algérie (trois départements français jusqu'en 1955), a contribué à l'effort de guerre avec plus de 300 000 hommes enrôlés dans l'armée française selon les archives du service historique de la défense, notamment sous les ordres du Général de Lattre de Tassigny, qui a rassemblé derrière lui de nombreux soldats indigènes comme ils avaient été 30 000, en 1914, à servir dans l'armée française durant la Grande guerre.
Alors que s'annoncent des défilés consensuels que les autorités d'Alger autorisent pourvu que personne n'agite aucune bannière anti-impérialiste, les mouvements qui militent depuis les années 20 pour l'indépendance se saisissent de l'occasion pour rappeler leurs revendications. Leurs activités sont souterraines, sur le sol algérien plus encore qu'en France, où malgré une surveillance constante, des persécutions et pas mal d'épisodes de prison, les nationalistes ont réussi bon an mal an à s'organiser : c'est en France, auprès des travailleurs de l'immigration algérienne, que Messali Hadj (Hadj ali Abd el-Kader à l'époque) a fondé l'Etoile nord-africaine en 1926. Membre du Parti communiste français, nous consultions pour sortir de l'impasse le petit livre de Lénine "Que Faire ?". Nous l'avons trouvé intéressant. Il nous a guidés pendant quelque temps. Mais après cela nous sommes revenus à nous-mêmes, à notre foi et à notre passé historique.
Installé en France après la Grande guerre qui avait fait sous-officier le gamin de Tlemcen scolarisé à l'école française, Messali Hadj a rencontré Emilie Busquant, une jeune ouvrière orpheline arrivée de Lorraine à Paris, qui devient sa femme. On dit souvent que cette Française a cousu en 1937 le tout premier drapeau algérien , déjà frappé de l'étoile nationaliste et du croissant rouge.
Cette paternité du drapeau fait l'objet de polémiques. Certaines photos sur lesquelles on aperçoit les toutes premières bannières peuvent montrer un drapeau au design un peu différent, avec par exemple un croissant rouge ou une étoile un peu décentrés, et parfois davantage de vert que de blanc.
Alors qu'avançaient les préparatifs du défilé du 14 juillet en France, l'épouse de Messali Hadj a vraiment cousu un drapeau tricolore cette année 1937. Mais on sait maintenant à la lumière de travaux d'historiens que ce drapeau-là n'était en fait pas le tout premier : un drapeau algérien avait déjà été déployé dans des meetings syndicaux, en Algérie comme en France, dès 1919, puis dans des cortèges de la CGTU à partir de 1921, comme le rappelle le Dictionnaire du mouvement ouvrier et du mouvement social ("le Maitron"). Or la rencontre entre celui qui deviendra "Messali Hadj" et Emilie Busquant ne date que de… la fin de l'année 1923.
Figure de proue des aspirations indépendantistes et leader charismatique, Messali Hadj fonde en 1937 le Parti du Peuple algérien (PPA) une fois l'Etoile nord-africaine interdite en France, et ses responsables poursuivis par le Front populaire pour "reconstitution de ligue dissoute". Lui-même fait l'objet d'une surveillance continue par le Service des affaires indigènes. Ainsi, en 1945, Messali Hadj n'est pas plus à Paris, à Alger qu'à Sétif : il est à Brazzaville, où la France l'a assigné à résidence.
Mais dans les rues de Kabylie, son aura est cruciale et une majorité de chefs de file de l'Etoile nord-africaine, puis du PPA, sont issus de cette région. Subversif sur le sol colonial où l'étau de la surveillance est plus serré qu'en métropole, le drapeau algérien circule  sous le manteau, tout comme les aspirations nationalistes messalistes ont plusieurs chambres d'écho , et notamment les réseaux du scoutisme algérien (on dit "scouts musulmans"). Lorsque éclatera la guerre d'Algérie en 1954, les principaux chefs du scoutiste musulman algérien seront ainsi des rangs de l'ALN (l'Armée de libération nationale), du FLN ou du MNA.
Mais déjà, ce 8 mai 1945, à Sétif, c'est un jeune Kabyle passé par ces réseaux scouts qui brandit la bannière. Fils de paysan, le scout musulman de Sétif resté dans les livres d'histoire s'appelle Bouzid Saâl. Il a 26 ans. C'est jour de marché ce mardi-là à Sétif, et la foule est dense. Au moment où le cortège passe devant le Café de France, Bouzid Saâl déplie son drapeau tandis qu'on entend monter monter au-dessus de la foule Min Djibalina (De nos montagnes), un chant kabyle nationaliste.
D'ordinaire, le Café de France est prisé des Européens, mais en ce jour de manifestation, il est désert. Un certain Olivieri, commissaire à Sétif en 1945, lui ordonne de lâcher son drapeau. Des policiers tentent de lui arracher son drapeau en le chassant dans le cortège. La police tire, Saâl est blessé à l'épaule, il s'écroule. Mais il n'a pas lâché son drapeau et il se relève, bras tendu au ciel. Son drapeau flotte  au-dessus d'une foule paniquée, Olivieri tire, Saâl s'effondre pour de bon. On le retrouve mort, une balle dans la tête.
Les automitrailleuses, les automitrailleuses, les automitrailleuses, y en a qui tombent et d'autres qui courent parmi les arbres, y a pas de montagne, pas de stratégie, on aurait pu couper les fils téléphoniques, mais ils ont la radio et des armes américaines toutes neuves.
Car une fois connue la mort de Bouzid Saâl, la ville de Sétif gonfle de colère, bientôt imitée par les campagnes du nord de la Kabylie à mesure que se propage la nouvelle : "On a tiré sur le porteur de drapeau!" L'émeute s'étend en dominos, et la population riposte en s'en prenant aux Européens et à leurs propriétés agricoles. Premier bilan : une centaine de morts, dont beaucoup de civils. L'armée française pilonne la répression au sens propre comme au figuré : l'aviation qui bombarde les campagnes et même la marine viendront en renfort des troupes au sol pour écraser les insurgés, tandis que, côté civils, des milices s'organisent. Arrestations innombrables, tribunaux expéditifs rebaptisés "comités de salut public", exécutions en masse… la réplique que racontera Michel Rouzé est terrifiante.
Quand Sétif et sa région sont écrasés dans un bain de sang, voilà un an que Rouzé est rédacteur en chef d'Alger républicain, un quotidien fondé en Algérie en 1938 et devenu communiste à la Libération. Le massacre a déjà une semaine quand il part en Petite Kabylie juger par lui-même".
Rouzé deviendra pourtant un témoin crucial de la journée du 8 mai 1945 en se rendant sur place. Après s'être déplacé dans la ville de Guelma, l'ancien militant SFIO issu d'une famille de l'immigration polonaise et futur journaliste scientifique engagé dans le combat nationaliste , a rédigé un rapport qui fait date.

Dans ce rapport, le journaliste écrit qu'on a distribué des armes aux Européens, que des légionnaires massacrent et violent dans les villages, qu'on peut tirer à vue sur des indigènes quand on est blanc sans être inquiété par le sous-préfet. Rouzé décrit aussi des fours crématoires, dont l'histoire reste totalement tue en France. Censuré, son rapport ne sera jamais publié dans les pages du quotidien Alger Républicain. Pourtant, les députés français y auront bien accès car ce même rapport sera transmis à l'Assemblée nationale, comme le racontent en 1987 Boualem Khalfa, Henri Alleg et Abdelhamid Benzine dans le livre qu'ils consacrent à l'histoire d'Alger Républicain, où ils reviennent sur les massacres de Kabylie le 8 mai 1945 :

Une atmosphère de terreur pèse toujours sur Sétif et sa région et il est difficile de trouver des interlocuteurs. De leur côté, les autorités militaires et administratives tentent, par tous les moyens, d'empêcher Michel Rouzé et ses amis de prendre des contacts et même de poursuivre leur enquête. Ils découvriront cependant la terrible réalité: les massacres de dizaines de milliers d'hommes et de femmes, l'existence de milices européennes qui se sont attribué le droit de vie et de mort sur les Algériens, qui tirent au revolver sur n'importe quel gamin "indigène" passant dans la rue et paraissant "suspect". Ils apprendront aussi l'installation à Héliopolis, sur ordre du sous-préfet de Guelma, André Achiary, de fours crématoires, pour brûler les cadavres.

La poudre retombée, le Consulat américain à Alger corroborera les chiffres du Parti du peuple algérien : 45 000 victimes dans la foulée du 8 mai 1945. Neuf ans plus tard, la guerre d'Algérie commencera. (22/03/2019 . Par Chloé Leprince) .


mardi 19 mars 2019

Algérie : appel de Mme Djamila Bouhired à la jeunesse algérienne !

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Djamila Bouhired
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Djamila Bouhired
Cet appel émane de la célèbre combattante de la liberté, Djamila Bouhired qui exhorte la jeunesse à poursuivre son combat pacifique contre l’injustice et la corruption et pour le recouvrement de la liberté. Nul doute qu’il a déjà été entendu, elle-même ayant marché aux côtés des jeunes. Djamila Bouhired, née en 1935, est une femme militante du FLN, collaboratrice de Yacef Saadi chef de la Zone autonome d’Alger durant la guerre d’Algérie. Elle fait partie des six femmes « condamnées à mort pour des actes terroristes » pendant la guerre d’indépendance.

Décathlon en Algérie

Algérie-La marque française de distribution d'articles de sport et de loisir «Decathlon» arrive bientôt en Algérie. Une information vérifiée à travers une proposition de recrutement lancée sur les réseaux sociaux. C'est officiel, «Decathlon» arrive à Alger. La firme française qui compte plus de 1430 magasins dans 42 pays et a réalisé 16,8 milliards de dollars …





samedi 16 mars 2019

L’architecte algérienne, Leila Hamroun-Yazid distinguée à New York

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Leila Hamroun-Yazid
L’architecte algérienne, Leila Hamroun-Yazid, a été distinguée par la Société des Consuls Généraux à New York (SOFC) pour ses contributions importantes dans le domaine de l’architecture écologique et durable, indique le Consulat général d’Algérie à New York dans un communiqué.
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Hakima Amri
 Diplômée de l’école polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger, l’Architecte algéro-américaine est titulaire d’une maitrise du Centre d’Etudes Supérieur d’Histoire et de Conservation des Monuments de Paris et d’un Master en Affaires Urbaines et Politiques publiques de l’Université de Delaware.
Elle est aussi l’initiatrice de la pratique  » Past Forward Architecture », qui vise à promouvoir les stratégies de préservation des monuments et sites du patrimoine et auteur de plusieurs travaux de recherches sur les risques des catastrophes sur les tissus urbains et l’adaptation des politiques publiques aux changements climatiques.
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Lazreg Marnia
 La Lauréate a également lancé le projet de la résilience urbaine de la wilaya d’Alger portant sur une nouvelle vision d’une ville résiliente à travers une approche multisectorielle et interdisciplinaire.
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Rouni Rahmouna
Il s’agit de la quatrième distinction consécutive décernée par la SOFC à des femmes algériennes qui se sont illustrées dans divers domaines de la recherche scientifique.
La SOFC, plus grand corps consulaire au monde comprenant 115 consulats généraux, a déjà récompensé Hakima Amri, professeur agrégée de biochimie et physiologie à l’Université de Georgetown, Rouni Rahmouna consultante et experte en qualité des produits pharmaceutiques et Lazreg Marnia, professeur de sociologie à l’université Hunter College de New York en 2018.

vendredi 15 mars 2019

L'Algérie parmi les 5 premiers producteurs au monde d'abricot

 Le premier pays producteur d'abricot au monde est la Turquie avec des tonnes de 811,609 au cours de l'année 2013, suivie par l'Iran à la deuxième place avec 457,308 et l'Ouzbékistan au troisième rang mondial avec 430,000.

Résultat de recherche d'images pour "abricot algerie"1Turquie 811,609
2 Iran 457,308
3 Ouzbékistan 430,000
4 Algérie 319,784
5 Italie 198,290
6 Pakistan 177,630
7 Ukraine 135,000
8 France 133,646
9 Espagne 131,800
10 Japon123,700

mardi 12 mars 2019

Humour en Algérie meme pendant la manifestation anti 5éme mandat

Manifestations de toute l'Algérie , comme à Ghardaia

Nos frères mozabites également ,le mouvement est national ,populaire ......

Mosta Land: Réalisation d’un lac artificiel, d’un espace zoologique et d’un parc de loisirs


Algérie – Les travaux de réalisation d'un lac artificiel pour oiseaux, d'un espace zoologique et d'un parc de loisirs pour familles ont été lancés au parc d'attraction « Mosta Land » de Mostaganem, indique mardi la direction du parc.
Ces structures, qui seront livrées avant la saison estivale prochaine,fourniront des espaces féeriques aux animaux non sauvages en plein air et renforceront les pavillons du parc ouvert en 2017, souligne la même source, citée par l'APS, faisant savoir qu'une enveloppe de 21 millions DA a été allouée pour la réalisation du parc artificiel, une de 11 millions DA pour la zone semi-libre de zoologie et une autre de 7,5 millions DA pour l'espace de loisirs.
Parallèlement à ces projets, une opération d'extension de la surveillance sécuritaire a été lancée dernièrement avec l'installation de caméras et de barrières automatiques pour assurer le repos et la sécurité aux visiteurs, en plus d'améliorer et de moderniser la gestion de cette entreprise à caractère commercial et industriel (EPIC), ajoute la même source.

Cette opération a coûté à la direction du parc 9 millions DA, s'ajoutant au projet d'installation d'un système moderne de lutte contre les incendies de 7 millions DA.

Le parc d'attraction « Mosta Land » d'une superficie de 57 hectares dont 32 ha destinés au parc zoologique , est situé à hai Kharouba à l'est de la ville de Mostaganem près de la façade maritime-est la plage de Sidi Medjdoub surplombant le cap Arzew.

Cet espace de divertissement regroupe une cité des jeux (20 jeux pour adultes et enfants), un aquaparc « Kharouba Aquaparc », un parc zoologique, une forêt naturelle de détente, des restaurants, des fast foods, des magasins, un hôtel 5 étoiles, un centre sportif aux normes internationales et une place pour les spectacles (représentations artistiques, musicales et théâtrales) et un parking d'une capacité d'accueil de 5.000 véhicules.

Le parc zoologique « Mosta Land » dispose de 100 animaux de 36 espèces dont certaines rares, notamment le tigre du Bengale, le loup blanc polaire, le lama, le babouin, le crocodile du Nil et le lion d'Afrique et autres en voie de disparition comme l'hyène tachetée, les fennec et le macaque.

Pour rappel, le parc d'attraction « Mosta Land » a enregistré, l'année dernière, plus de1,2 millions de visiteurs contre 600.000 en 2017.



lundi 11 mars 2019

Algérie : Ces 4 hommes qui peuvent devenir Président de la République en 2019

Algérie Part a mené ses investigations pour identifier 4 hommes qui nourrissent fortement des ambitions présidentielles. 4 Hommes qui veulent devenir Président de la République. 4 hommes qui s’activent ces jours-ci très discrètement pour offrir leurs services et plaider leur cause auprès des « décideurs de l’ombre » lesquels doivent élaborer un scénario d’urgence si, « par malheur » comme ils disent, le Président Bouteflika est incapable de se maintenir « sur son trône ».
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Ahmed Ouyahia
1- Ahmed Ouyahia. A 67 ans,né le 2 juillet 1952 à Iboudraren dans l'actuelle wilaya de Tizi Ouzou, Ahmed Ouyahia se considère comme l’homme le mieux positionné pour succéder à Abdelaziz Bouteflika. Il a fait part publiquement de ses intentions de briguer la magistrature suprême. Rusé, haut cadre de l’Etat depuis de très longues années, Ahmed Ouyahia connaît le régime algérien comme sa poche. Il a enchaîné les postes, les fonctions, parcouru plusieurs ministères et collaboré avec toutes les institutions de l’Etat. Mais ces derniers temps, Ahmed Ouyahia a un avantage précieux : il est soutenu par le puissant lobby franco-algérien. Hommes d’affaires, diplomates, artistes ou militaires à la retraite, de nombreux acteurs francophones jouissant d’un bon réseau de contacts auprès des autorités françaises soutiennent Ahmed Ouyahia. Mieux encore, nous avons appris au cours de nos investigations que l’actuel Premier-ministre est très apprécié par Macron, le président français, qui suit de près la situation en Algérie. A l’Elysée, on table sur Ouyahia pour succéder à Bouteflika et assurer la stabilité en Algérie. Le lobbying de la France en Algérie est puissant, très puissant. C’est une évidence de l’affirmer. Et dans la course à la présidentielle, c’est un atout stratégique.
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Ramtane Lamamra
2 -Ramtane Lamamra, né le 15 juin 1952 à Amizour (Béjaia) , a 67 ans le diplomate chevronné et ancien chef de la diplomatie algérienne, a le même âge que son ami Ahmed Ouyahia. Oui, les deux hommes se connaissent très bien et se fréquentent. Mais Lamamra rêve aussi de devenir le futur Président Algérien. Et contrairement à Ouyahia, Lamamra est très apprécié par l’opinion publique algérienne aux yeux de laquelle il jouit d’une énorme crédibilité en raison de sa prestance et niveau intellectuel, deux qualités qui le distinguent des autres fonctionnaires de l’État algérien. Fort de son expérience très précieuse à l’ONU, l’Union Africaine et d’autres instances internationales, Lamamra est le dirigeant algérien le plus respecté par les establishments russe et américain. Le diplomate algérien dispose de contacts de très haut niveau au sein de ces deux puissances qui ont un grand mot à dire en Afrique du Nord. Algérie Part a confirmé au cours de ses investigations que des experts du Département d’État américain ont évoqué à maintes reprises le nom de Ramtane Lamamra comme le meilleur successeur d’Abdelaziz Bouteflika. A Moscou, on pense exactement la même chose, a-t-on également appris. Dans cette course à la succession, le soutien des USA et de la Russie est une arme fatale et déterminante.

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Abdelmadjid Tebboune
3 – Abdelmadjid Tebboune. A 74 ans, né le 17 novembre 1945 à Méchria ,  il est classé comme  « homme mort » par de nombreuses officines du régime algérien notamment depuis l’éclatement de l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran où l’un de ses fils est en prison pour ses relations douteuses avec le fameux « Kamel le Boucher ». Mais, contrairement à ce que croient beaucoup d’observateurs et lobbyistes algériens, Tebboune n’est pas encore « un homme fini ». Très respecté dans les rangs du FLN, le parti le plus populaire en Algérie, il jouit toujours d’une très bonne image auprès de l’opinion publique algérienne en raison de son opposition ouverte à plusieurs oligarques controversés en été 2017. A l’époque, sa cote est montée en flèche et son éviction du pouvoir a été vécue comme une injustice. Mais cet épisode lui a valu une véritable carrure et jusqu’à aujourd’hui, son nom est cité comme une potentielle solution pour pallier l’absence d’Abdelaziz Bouteflika. Très apprécié par le Chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, il est également soutenu par plusieurs généraux et hauts gradés influents. Tebboune qui nourrit une ambition présidentielle a donc toujours une carte à jouer…

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Abdelaziz Belkhadem 
4- Abdelaziz Belkhadem  : A 74 ans, né le 8 novembre 1945 à Aflou, dans la région de Laghouat, c’est l’homme qui risque de surprendre tout le monde en Algérie. Disparu des radars, mais toujours présent dans les coulisses. Ses partisans sont encore très nombreux au sein du puissant et incontournable FLN. Ils activent sans cesse pour obtenir leur retour de leur leader que certains veulent présenter comme la solution à la crise de succession d’Abdelaziz Bouteflika. Consensuel et connaisseur de l’Algérie Profonde, il peut rallier à sa cause le courant islamiste et conservateur de la société algérienne. Proche aussi de plusieurs chapelles politiques au Moyen-Orient, il pourra présenter des atouts intéressants qui peuvent renforcer l’hypothèse de sa candidature. Cependant, ses relations avec l’institution militaire demeurent une énigme. Et sans cela, difficile de briguer la magistrature suprême en Algérie. A moins que…
Soulignons enfin que ces 4 hommes sont aujourd’hui sur leurs gardes. Ils guettent, ils se renseignent, ils participent à des conciliabules ou dépêchent leurs émissaires pour parer à toute éventualité. C’est dire que le suspense reste entier…

Ramtane Lamamra, le diplomate chevronné et ancien chef de la diplomatie algérienne

Ramtane Lamamra(en arabe : رمطان لعمامرة, en berbère : Ramtan lamamra),  né le 15 juin 1952 à Amizour ( commune de la wilaya de Béjaïa  )  en Algérie, est un diplomate et homme politique algérien. Diplômé de l'École nationale d'administration d'Alger, il commence sa carrière dans la diplomatie en 1976. Il est ministre algérien des Affaires étrangères du 11 septembre 2013 au 25 mai 2017.
Connu pour être un fin négociateur au sein du continent africain, il a été médiateur dans de nombreux conflits. Il a exercé la fonction d'ambassadeur à plusieurs reprises, à Djibouti, en Éthiopie ou aux États-Unis par exemple. Il a été fait Commandeur de l'Ordre national du Niger en 2013.
Résultat de recherche d'images pour "Ramtane Lamamra"Le retrait de l’actuel chef de l’État de la course à l’élection présidentielle du 18 avril 2019 est réelle. Cette option  motivée par l’incapacité physique d’Abdelaziz Bouteflika et surtout le large mouvement de protestation que connait l’Algérie depuis l’annonce de sa candidature pour un cinquième mandat. Pour sa succession, « le nom de son conseiller diplomatique Ramtane Lamamra serait évoqué dans l’entourage immédiat de Bouteflika » qui « a même laissé entendre qu’il pourrait céder le pas à son successeur », précise l’agence Reuters.
Le journaliste de Reuters Lamine Chikhi estime qu’une probable candidature de Ramtane Lamamra serait en mesure d’apaiser la contestation populaire tout en garantissant le maintien du système en place.
 Certains analystes voient en la désignation, il y a deux semaines, de l’ancien ministre des Affaires étrangères au poste de ministre d’État conseiller diplomatique auprès du Président de la République Abdelaziz Bouteflika une façon de le préparer à des fonctions plus importantes. 
 Il débute au ministère des Affaires étrangères, où il occupe différents postes, notamment à la direction Afrique  (Il est spécialiste de l'Afrique). Il y est nommé secrétaire général en 2005. Mais auparavant, Ramtane Lamamra a été ministre conseiller et ambassadeur dans plusieurs pays. Son premier poste est à Djibouti en 1989 et en Éthiopie. Il sera aussi accrédité auprès de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique (CEA).
Ramtane Lamamra est nommé ambassadeur en Autriche et auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) auprès de l'Onudi. Il est ensuite ambassadeur d'Algérie à l'ONU entre 1993 et 1996, puis à Washington entre 1996 et 1999 sous la présidence de Liamine Zeroual8.

Noureddine Bedoui, le ministre de l’Intérieur algérien



• Technocrate

Énarque (promotion Mohamed Laid Al Khalifa, en 1985), auditeur à la Cour des comptes, cadre de wilayas et trois fois wali, Noureddine Bedoui est un pur produit de la technocratie algérienne. La politique le rattrape en 2013 quand il est promu pour la première fois ministre. Il a alors 53 ans.

• Ami du frère Titulaire du portefeuille de la Formation et de l’Enseignement professionnels jusqu’en 2015, il croise régulièrement dans les couloirs Nacer Bouteflika, le secrétaire général du ministère et frère du chef de l’État. Les deux hommes sont restés proches.

• Apprécié

Ses camarades au gouvernement évoquent un homme affable, plein d’humour. « Il est calme, mais il ne faut pas trop le chercher », précise l’un d’eux. Son habileté à se tenir à l’écart des querelles partisanes est saluée.

• Omniprésent

Il inaugure des foires, des projets industriels, multiplie les annonces et les visites d’inspection sur le terrain au point d’éclipser le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. Alors que le président Bouteflika se déplace peu, c’est lui – et non le Premier ministre – qui est chargé de le représenter le 1er mai 2018 pour les célébrations de la fête du Travail.


• Geek…

C’est un homme de réseaux… sociaux ! Depuis sa nomination à l’Intérieur, en mai 2015, il a renforcé ses équipes pour alimenter sa page Facebook et son compte Twitter. Les wilayas ont été priées de se mettre elles aussi à la communication numérique. En outre, il s’est lancé dans le vaste chantier de dématérialisation de l’administration algérienne. Et promet que le vote électronique fera son entrée en Algérie d’ici à 2022.

• … et communicant

Il est l’un des rares ministres autorisés à s’exprimer sur toutes les questions. Y compris celles qui sortent de son périmètre. Une aubaine pour les médias algériens, qui le sollicitent à chacun de ses déplacements sur des sujets d’actualité, comme la grève des médecins résidents.

• Pédagogue

Le ministre de l’Intérieur s’intéresse aussi aux enjeux éducatifs. Il estime qu’il faut davantage impliquer les parents dans l’école et souhaite voir une association de parents d’élèves dans chaque établissement. Il plaide par ailleurs pour l’émergence d’une « société civile structurée ».

• Sportif

La légende algéroise veut que ce père de famille s’entraîne tous les jours avec les pompiers de son quartier. Le ministre a besoin de se dépenser. C’est aussi un mordu de football et de handball.

• Affaires sensibles

L’un de ses dossiers les plus délicats ? La reconduite aux frontières des migrants subsahariens. Les ONG de défense des droits de l’homme accusent l’Algérie de faire preuve de racisme d’État et condamnent les « rafles » menées par la police. Le Niger et le Mali se sont plaints des expulsions répétées. Difficile exercice d’équilibriste pour le ministre : faire preuve de fermeté sans contrarier les plans de la diplomatie algérienne.

• Cinquième mandat

Il devrait être l’un des hommes clés de la présidentielle de 2019. Tour à tour annoncé comme directeur de campagne ou comme Premier ministre, il aura fort à faire s’il reste d’ici là ministre de l’Intérieur, car c’est lui qui, à ce titre, aura la charge d’organiser le scrutin. Et de veiller à sa sincérité.

samedi 9 mars 2019

La candidature de Bouteflika, c’est le système qui est visé !

Quel étrange régime que cette dictature sans dictateur ! En Algérie, pas de Bachar Al-Assad, ni d’Abdel Fattah Al-Sissi qui incarnerait aux yeux du monde la cruauté d’un pouvoir sans partage. Abdelaziz Bouteflika, lui, ne fait peur à personne. Nul n’ignore qu’il n’est un problème qu’en apparence.
Comme tous les soulèvements populaires, le mouvement qui, en quelques jours, a gagné le pays, d’est en ouest et du nord au sud, est parti d’un prétexte. Ce qui a mis le peuple dans la rue, c’est l’absurde prétention du régime à entretenir pour cinq ans encore la fiction Bouteflika. Voilà le point de départ. Nul ne peut prédire jusqu’où la révolte ira. C’est le système qui est visé. Une pieuvre qui vampirise le pays, accapare les dizaines de milliards de dollars, fruit des exportations d’hydrocarbures. Ce qu’on appelle « la rente ». D’énormes profits, au défi d’une population jeune plongée dans le chômage et la misère. Mais les profiteurs ne sont pas seulement des affairistes algériens. Des multinationales, et avec elles des capitales étrangères, ont tout intérêt à la préservation du système.
 Dans la rue, une jeunesse pacifique, née à la fin des années 1990, et qui rêve de justice sociale et de démocratie. En face, au pouvoir, ou dans l’ombre du pouvoir, une caste militaro-financière d’un autre âge, qui a appris la ruse et la violence à la double école de l’armée coloniale française et du KGB, où les plus anciens officiers ont fait leurs classes. Un savoir que ces militaires et cette police – les « services », comme on dit en Algérie – ont mis en œuvre pendant la « sale guerre » des années 1990, lorsqu’après avoir brutalement interrompu le processus électoral avec leurs chars, ils ont imputé aux islamistes des massacres qu’ils ont très souvent commis eux-mêmes.
 Le régime est capable de la violence de la bête blessée. Ce n’est pas son premier choix, mais c’est une option toujours possible si le sacrifice probable de Bouteflika ne suffisait pas à disperser un peuple en colère. L’actuel mouvement a une force. Il vient du fond du peuple, via les réseaux sociaux. Comme en 2011 en Égypte, mais plus massif encore, et étendu à toutes les villes. Il a une faiblesse : l’absence d’opposition démocratique qui puisse rapidement relayer la mobilisation. Le régime a anéanti toutes les oppositions véritables.
En 1988 l’Algérie a inauguré (en octobre) les « printemps arabes », avant le coup de force de janvier 1992. Ce serait une belle leçon que ce pays achève le travail démocratique et fasse la démonstration que le monde arabe peut échapper à la froide alternative entre islamisme et dictature militaire.

vendredi 8 mars 2019

Corruption en Algérie ?

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Stop à la corruption
La corruption existe elle en Algérie ? Non , pas de corruption mais  " El rech oi " est la base du système vital en Algérie !
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Peuple honnête
 C'est presque la même chose . La différence c'est que " El rech oi " tout le monde est contre et si Mr Bouteflika pouvait parler , il dirait certainement   : "Je suis contre " .
Et pourtant tous les algériens à tous les niveaux connaissent et vivent avec ce terrible fléau ! C'est une sorte de maladie silencieuse , comme un virus sans odeur et sans couleur mais avec une pression pénible et insoutenable sur tous les citoyens même si les les moins nantis restent les plus vulnérables.
Ce système doit être abolie , il est néfaste , haram , anti-démocratique   et contre productif à tous les stades . C'est la priorité du prochain gouvernement  §